Vox dénonce que les migrants « abandonnent avec préméditation » leurs enfants en Espagne pour qu'ils soient protégés
MADRID, 2 (EUROPA PRESSE)
Le groupe parlementaire Vox a dénoncé l'existence de « familles marocaines » qui « abandonnent avec préméditation » leurs enfants mineurs sur le territoire espagnol pour que l'État en assume la tutelle, et a demandé la comparution de la ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, pour expliquer quelles mesures il prend à cet égard.
« Nous avons demandé la comparution du Ministre de la Jeunesse et de l'Enfance pour expliquer quelles mesures sont adoptées pour prévenir et détecter les pratiques frauduleuses par lesquelles les citoyens abandonnent leurs enfants sur le territoire national afin que les administrations assument leur tutelle en tant que mineurs étrangers non accompagnés présumés », a expliqué le porte-parole de Vox au Congrès, Pepa Millán, ce mardi, lors d'une conférence de presse au Congrès, devant la Commission des porte-parole.
Concrètement, Millán a indiqué qu'il existe « des familles marocaines de classe moyenne qui laisseraient leurs enfants mineurs en Espagne avec des visas temporaires pour les abandonner de manière préméditée ». Vox cite « des sources liées aux forces et corps de sécurité de l'État ».
En ce sens, VOX a enregistré au Congrès une batterie d'initiatives pour faire face au phénomène « baptisé par certains médias comme Mena-Erasmus, pour décrire les mineurs étrangers non accompagnés qui arrivent en Espagne après un prétendu voyage touristique avec un ou les deux parents, qui les abandonnent ensuite intentionnellement en Espagne ».
Entre autres revendications, le groupe parlementaire demande de rendre publique l'information sur le nombre de mineurs migrants non accompagnés répartis entre les différentes Communautés autonomes depuis le 1er juin 2018 et de promouvoir des examens d'experts « exhaustifs » pour déterminer « fidèlement » leur âge, comme « la radiographie de la crête iliaque de la hanche (technique de l'indice de Risser). »
Il propose également de renvoyer au pays d'origine, « selon le principe de l'intérêt supérieur du mineur », les enfants migrants non accompagnés qui se trouvent en Espagne, ainsi que tous ceux qui ne sont plus mineurs et dont le permis de séjour n'est pas prolongé après l'âge de 18 ans.
Vox expose le cas de Malaga, où, dit-on, malgré 53 places spécifiques pour mineurs étrangers non accompagnés, « il y a aujourd'hui 70 adolescents qui – selon les professionnels – ne répondent pas au profil habituel de vulnérabilité ».
