Près de la moitié d'une centaine de migrants de Ceti de Ceuta partent pour Algeciras (Cádiz)
Ceuta 14 août. (Migrant.es) –
Un groupe de 48 migrants, principalement d'Algérie, de Guinée Conakry et du Soudan, a abandonné ce jeudi le Temporary Immigrant Stay Center (CETI) de Ceuta pour voyager en bateau à Algeciras, d'où il se déplacera vers différents points de la péninsule.
Le groupe, principalement composé de jeunes hommes, s'est lancé dans la ligne de 10 h 30, accompagné du personnel de la Croix-Rouge et du CETI. Les destinations des transférées comprennent principalement des villes en Andalousie et en Catalogne.
Beaucoup d'entre eux sont des demandeurs d'asile et résidaient dans les installations depuis plus de trois mois, ce qui, après cette sortie, maintient une occupation de plus de 500 personnes, selon les données fournies par la délégation du gouvernement à Ceuta.
Les transferts sont encadrés dans la procédure habituelle pour décongestionner le Cetti, qui enregistre les entrées continues des migrants à travers la frontière terrestre et maritime. Ces dernières semaines, les gens sont arrivés de la ville marocaine de Castillejos ou accédant à la clôture frontalière.
Parmi les migrants qui sont partis figurent Amin, 23 ans et la nationalité algérienne, qui a exprimé son intention de s'installer à Malaga pour rechercher un emploi en tant que mécanicien ou électricien. Un autre des voyageurs, Tarek, 36 ans, également Algérien, a indiqué qu'il espérait continuer sa carrière professionnelle dans le salon de coiffure et peindre sur la péninsule, après son arrivée à Ceuta il y a trois mois par voie irrégulière.
L'Algérie est l'un des pays, ainsi que le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, auxquels le Police Justice Union (Jupol) a fait référence dans la demande faite au gouvernement espagnol de la « signature immédiate des accords de réadmission » – des migrants avec les États susmentionnés.
L'entité entend que l'exécutif central suit le modèle de l'accord bilatéral que l'Espagne maintient avec la France depuis décembre 2003, et qui permet le retour automatique des personnes qui ont accédé irrégulièrement à l'un des deux territoires de l'autre.
