Prohens réfute les entités sociales et insiste sur le fait que la régularisation des migrants générera un « effet d'appel »
PALMA, 29 janvier ( ) –
La présidente du gouvernement, Marga Prohens, a exprimé son désaccord avec la position soutenue par différentes entités sociales et a insisté sur le fait que la régularisation extraordinaire des migrants, qui dans les Îles Baléares atteindra quelque 10.800 personnes, générera un « effet d'appel ».
Cela a été exprimé jeudi dans des déclarations aux médias après avoir participé à un événement à l'occasion de la Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste au Consolat de Mar.
Le leader régional a estimé que la mesure, approuvée mardi par le Conseil des ministres par décret royal, n'est rien d'autre qu' »un écran de fumée d'une énorme irresponsabilité ».
« Il s'agit d'une régularisation massive et opportuniste, pour que nous arrêtions de parler de toutes les inconnues de l'accident ferroviaire et du chaos ferroviaire qui dépend du Gouvernement », a-t-il soutenu.
Prohens a défendu que bien qu'il s'agisse d'une mesure que d'autres gouvernements ont adoptée au cours de la démocratie, cette régularisation se fera d'une manière « jamais vue auparavant » car « elle n'est pas liée à un contrat de travail, elle ne passe pas par le Congrès et elle ne demande pas de certificat criminel ».
En outre, il a assuré que la régularisation, qui, selon les calculs de la Délégation Gouvernementale des Îles Baléares, pourrait atteindre 10.8000 personnes dans l'archipel, générera « un effet d'appel », profitera « au business mafieux » et « saturera » les services publics.
Ce sont des questions qui ont déjà été soulignées mardi, peu avant l'approbation de la mesure, et que des entités sociales comme EAPN Baleares et Médicos del Mundo ont réfutées dans des déclarations distinctes.
EAPN, par exemple, a défendu qu'il ne pourra pas générer un « effet d'appel » puisque les personnes qui pourront être régularisées vivent déjà aux Baléares et pourront désormais accéder à des droits qui jusqu'alors « étaient refusés ».
Médecins du Monde a, de son côté, ajouté que la majorité des bénéficiaires potentiels avaient déjà initié le dossier d'insertion socio-professionnelle et attendaient une résolution avant l'approbation de l'arrêté royal précité.
« Et aux personnes qui attendent de venir, quel message leur envoyons-nous ? Il m'est très difficile de partager cette position. Nous le voyons avec les mineurs migrants, qui nous signalent à leur arrivée tous ceux qui attendent de venir », a soutenu Prohens.
Concernant l'approbation que différentes associations patronales des îles Baléares ont accordée à la mesure, le président du gouvernement a considéré que « ce que disent les employeurs, c'est qu'elle doit être liée à un emploi, ce qui n'arrive pas ».
