Le gouvernement crée un registre permettant aux syndicats et aux ONG de traiter les dossiers d'immigration au nom des migrants

Le gouvernement crée un registre permettant aux syndicats et aux ONG de traiter les dossiers d'immigration au nom des migrants

MADRID, 5 mars ( ) –

Le gouvernement a approuvé la création d'un registre électronique des collaborateurs en immigration, un nouvel outil qui permettra aux syndicats et aux organisations sociales de présenter et de gérer les démarches administratives des migrants devant l'administration.

Cela fait suite à un arrêté du 2 mars du ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations publié ce jeudi au Journal officiel de l'État (BOE), qui vise à « faciliter » l'accès aux procédures d'immigration.

En ce sens, la règle, qui entrera en vigueur ce vendredi, réglemente le fonctionnement de ce registre et établit quelles entités peuvent s'inscrire pour agir en tant que représentants des étrangers dans les procédures liées aux permis de séjour, permis de travail ou autres procédures administratives. Avec cette initiative, l'Exécutif cherche à élargir les voies de représentation disponibles pour ceux qui doivent faire des démarches auprès des autorités de l'immigration.

De même, il établit que les organisations syndicales les plus représentatives au niveau de l'État ou des communautés autonomes et les entités à but non lucratif légalement constituées en Espagne au moins trois ans avant la date de demande d'inscription au registre, dont les finalités institutionnelles ou les activités, selon leurs propres statuts ou sur la base des programmes qu'elles développent, sont liées au domaine de l'immigration ou de la protection internationale, pourront être inscrites au nouveau registre.

Les entités intéressées doivent remplir plusieurs conditions, comme être à jour de leurs obligations fiscales et de sécurité sociale, ne pas avoir été condamnées, ni par l'entité elle-même, ni par l'un de ses représentants légaux, par une condamnation définitive pour des délits liés à l'exercice de leur activité, ainsi que ne pas avoir été sanctionnées au cours des trois dernières années pour violations en matière d'immigration, de réglementation du travail ou de protection des données.

En outre, il sera nécessaire de prouver une expérience minimale et vérifiable dans l'accompagnement et l'assistance des étrangers, à travers la présentation de documents démontrant l'exercice continu, pendant au moins deux ans, d'activités liées à la prise en charge, au conseil, à l'intégration sociale ou au traitement administratif des migrants ou des demandeurs de protection internationale.

Cette accréditation, indique l'ordonnance, peut comprendre des rapports d'activités, des certifications de projets d'assistance aux migrants, des accords, des rapports d'organismes de financement ou tout autre document permettant de vérifier la prestation effective desdits services, ainsi que l'identification du personnel responsable et des ressources utilisées.

Chaque organisation enregistrée doit préparer un recensement des personnes autorisées à effectuer les démarches en faveur des migrants. Dans ce sens, l'ordonnance indique que les sujets qui entrent dans le champ d'application des accords conclus par l'Administration générale de l'État pour l'exécution des démarches administratives et la gestion électronique des documents en matière d'étrangers ne pourront pas demander l'inscription au Registre électronique des collaborateurs en immigration.

REPRÉSENTATION GRATUITE

La réglementation établit que la représentation effectuée à travers ce système sera gratuite, de sorte que les entités ne pourront pas facturer aux migrants l'exécution de ces démarches dans ce cadre. De plus, ils doivent détenir une assurance responsabilité civile qui couvre l’activité des personnes autorisées à agir à titre de représentants.

Le registre dépendra du Secrétaire d'État aux Migrations et sera géré par la Direction Générale de la Gestion des Migrations. Les enregistrements seront valables quatre ans, avec possibilité de renouvellement si les entités continuent de satisfaire aux exigences établies et présentent un rapport ou un audit externe.

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