La CSIF dénonce des problèmes informatiques, un manque de planification dans les rendez-vous et peu de personnel en début de régularisation

La CSIF dénonce des problèmes informatiques, un manque de planification dans les rendez-vous et peu de personnel en début de régularisation

MADRID, le 22 avril ( ) –

Le syndicat CSIF a signalé des problèmes informatiques, un manque de planification des rendez-vous et un manque de personnel dans les bureaux de la Sécurité sociale et de l'Immigration, une semaine après le début de la régularisation extraordinaire des migrants.

Cette situation a amené, selon le CSIF, certains bureaux de la Sécurité sociale et de l'Immigration à retarder la fermeture jusqu'à 21 heures, soit deux heures plus tard que prévu, « sans juste compensation ».

En outre, dans certains cas, les travailleurs sont formés « sur place », « consultant à la dernière minute avec des doutes sur la documentation et les procédures, car les instructions reçues prêtent à confusion ». Il a également dénoncé le fait que la direction de La Poste n'a pas pris en compte l'afflux de migrants dans les villes de moins de 50 000 habitants, « dont les bureaux ne sont pas dûment agréés en tant que Prestataire de Services d'Intérêt Economique Général (SIEG) ».

Un autre problème concerne la plateforme informatique Mercurio utilisée pour les questions d'immigration et qui « ne permet de joindre que 15 Mo de documents ». En outre, « des pannes totales du système ont été détectées dans certains cas, obligeant même certains bureaux de poste à fermer ».

Selon la centrale syndicale, le Ministère de la Politique Territoriale « a été obligé de promouvoir » un Plan Spécial pour résoudre les procédures d'Immigration avant le processus massif de régularisation, afin d'alléger la charge de travail. Par ailleurs, la Direction générale de la police « a demandé un renfort de 500 agents intérimaires qui, comme on peut s'y attendre, arriveront fin mai ou début juin pour la délivrance des cartes d'identité pour les étrangers, qui constituera la dernière partie du processus ».

Le syndicat prévient cependant que « ce personnel manque d'expérience et devra être formé et doté des autorisations informatiques nécessaires, ce qui entraînera des retards supplémentaires ».

De l'avis du CSIF, ce scénario « montre une fois de plus le manque de muscle de l'Administration, dont les coutures sont à nouveau visibles aux heures d'activité maximale ».

En ce sens, la CSIF exige que l'offre publique d'emploi 2026 « soit suffisamment large pour couvrir les besoins en personnel, d'autant plus qu'après juin débutera la deuxième partie du processus de régularisation et que les situations de débordement seront transférées au SEPE, à la Sécurité sociale, à la Justice – pour les demandes de nationalité – et à l'Intérieur – pour les demandes de séjour -« .

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