Jucil rejette l'accusation de mauvais traitements portée par le Maroc à Ceuta et défend la stricte légalité de la Garde civile
MADRID, 12 août ( ) –
L'Association professionnelle de la Garde civile judiciaire (JUCIL) a exprimé son « rejet catégorique » des accusations de mauvais traitements par les forces de sécurité espagnoles contre des migrants entrés irrégulièrement à Ceuta le 30 juillet, exprimées dans un rapport du Conseil national des droits de l'homme (CNDH) du Maroc.
JUCIL a défendu à cet égard que les actions de la Garde civile « respectent strictement le cadre juridique espagnol et européen, ainsi que les protocoles en vigueur ».
A travers un communiqué, l'organisation a exprimé son « soutien sans équivoque » aux agents qui ont servi pendant la crise frontalière, soulignant que leur travail s'effectue dans des situations de « forte demande opérationnelle » afin de protéger la population et d'assurer l'intégrité territoriale de l'Espagne et de l'Union européenne.
Jucil a rappelé que le travail de la Benemérita s'effectue sous la protection d'une démocratie constitutionnelle et est soumis au contrôle permanent, tant interne qu'externe, de la part des tribunaux, du Parlement et du Médiateur.
En ce sens, ils ont souligné que l'Espagne « adhère à 100% » aux systèmes internationaux de protection des droits de l'homme, y compris la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ou la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), étant en dehors des conventions régionales américaines et africaines « uniquement pour des raisons d'affiliation géographique ».
L'association estime qu' »il n'est pas approprié » que des « accusations ou accusations génériques » soient portées contre l'institution sans fournir de preuves fiables ni utiliser les voies institutionnelles et judiciaires prévues pour de telles observations.
De même, ils soulignent que les gardes civils stationnés à la frontière ont besoin de moyens matériels adéquats, d'instructions claires et d'un soutien institutionnel approprié pour exercer leurs fonctions dans des conditions de sécurité juridique, en particulier lorsque sont émises des évaluations externes qui peuvent injustement affecter leur réputation professionnelle.
BESOIN DE SOUTIEN INSTITUTIONNEL
De l'association, ils ont également demandé aux institutions espagnoles un « positionnement clair » qui soutient le travail effectué par les agents à Ceuta et qui valorise le strict respect de la législation en vigueur. De même, ils ont insisté pour que les procédures de dialogue et de coopération en matière d'immigration et de frontières soient fondées « sur la rigueur, le principe de véracité et les moyens institutionnels ».
Enfin, le secrétaire général de la Jucil, Ángel Lezcano, a réaffirmé la position ferme de l'organisation contre toute tentative « d'attribuer des responsabilités à des agents pour des situations opérationnelles complexes qu'ils n'ont pas générées ». Lezcano a rappelé que la Garde civile incarne le service public, la légalité et la protection des droits des citoyens.
