Mónica García condamne « l'expulsion » des journalistes qui couvrent depuis le Maroc la crise migratoire
MADRID, 16 août ( ) –
La ministre de la Santé, Mónica García, a condamné « l'expulsion » ce samedi des journalistes des médias publics restés dans la ville marocaine de Castillejos pour couvrir les mouvements des migrants tentant de traverser vers Ceuta.
Lors d'une conférence de presse depuis la ville autonome, García a exprimé sa solidarité avec les journalistes, regrettant que « les professionnels de l'information ne puissent pas être informés ». « Nous pensons que c'est absolument répréhensible », a-t-il réitéré.
La Fédération des associations de journalistes d'Espagne (FAPE) a également condamné l'expulsion des équipes de RTVE et EFE qui effectuaient des reportages à la frontière et a exigé que le Maroc autorise les médias publics espagnols à continuer à couvrir la zone.
LE GOUVERNEMENT « DÉFEND » LA LIBERTÉ DE LA PRESSE « PARTOUT DANS LE MONDE »
Le gouvernement a défendu ce samedi que « la liberté de la presse » est protégée « à tout moment et partout dans le monde » et a indiqué être en contact avec les autorités marocaines après l'expulsion d'une équipe de journalistes.
Des sources de la Moncloa ont indiqué que l'ambassade d'Espagne à Rabat « est en contact permanent avec les journalistes concernés et avec les autorités marocaines » et qu'une solution est « recherchée » à l'incident.
La réponse de l'Exécutif intervient après que la Société de Radio et Télévision Espagnole (RTVE) a exprimé son « rejet le plus énergique » de la décision des autorités marocaines de forcer l'équipe de presse qui se trouvait dans la zone couvrant les mouvements et la situation sociale autour de la frontière avec Ceuta à quitter Castillejos.
Comme l'explique la Corporation publique, l'ordre a été communiqué verbalement sous le seul argument du « respect des instructions » et a été exécuté « sans aucune explication formelle ».
Le président de RTVE, José Pablo López, a qualifié ce qui s'est passé d' »obstacle extrêmement grave à la liberté de la presse et au droit à l'information » et a exigé des autorités marocaines « des garanties complètes et un respect maximum » pour que les journalistes puissent exercer leur profession « en toute liberté » dans l'environnement frontalier.
De son côté, le média marocain 'Hespress' a indiqué ce samedi, citant ses propres sources, que l'incident s'inscrit dans « un contexte différent » de celui exposé par RTVE et a soutenu qu'il s'agissait d'une « mesure réciproque » après qu'une équipe journalistique de la chaîne marocaine 2M n'ait pas été autorisée à entrer à Ceuta pour couvrir l'actualité de la ville autonome.
