La Galice participera ce jeudi au secteur de l'enfance : elle soutient Ceuta mais critique la gestion du gouvernement
SANTIAGO DE COMPOSTELA, 26 août () –
La Galice participera électroniquement ce jeudi 27 août à la Conférence sectorielle sur l'enfance et l'adolescence, où sera abordé le crédit extraordinaire de 25 millions d'euros pour la prise en charge des enfants migrants à Ceuta après l'entrée massive d'étrangers le 30 juillet.
Elle le fera avec au moins 11 autres communautés : Andalousie, Catalogne, Murcie, Communauté valencienne, Asturies, Cantabrie, Navarre, Îles Canaries, Madrid et Îles Baléares.
En revanche, Castilla y León et Extramadura ont exclu d'y assister et ont demandé au gouvernement d'expulser les migrants, en même temps qu'elles ont mis en garde contre une capacité d'accueil « dépassée » dans la communauté.
La Galice réitère son plein soutien à Ceuta et revendique la solidarité dont elle a toujours fait preuve, mais insiste sur la critique de la gestion de la crise par le gouvernement. Ils soulignent le manque de négociation avec les communautés et réclament des financements.
La date de tenue de la Conférence sectorielle a été décidée le 13 août, au sein de la Commission sectorielle, une réunion technique entre le secrétaire d'État à la Jeunesse et à l'Enfance, Rubén Pérez, et les directeurs généraux de l'Enfance des communautés autonomes. Aragon, Castilla y León et Estrémadure, où le PP et Vox gouvernent conjointement, n'étaient pas présents à cette date et il est prévu qu'ils n'y seront pas non plus ce jeudi.
À la Commission, comme l'a rapporté le ministère, les communautés autonomes présidées par le PP ont refusé d'inscrire à l'ordre du jour de la Conférence sectorielle un point d'information et de débat sur la prise en charge des mineurs migrants non accompagnés de Ceuta.
UN POINT SUR 500 FILLES
Le ministère dirigé par Sira Rego travaille sur un plan global d'accueil pour les mineures migrantes non accompagnées qui se trouvent à Ceuta après leur arrivée massive à la fin du mois de juillet et prévoit, parmi ses mesures, le transfert de quelques 500 jeunes filles vers la Péninsule, « sans qu'il soit nécessaire de transférer la tutelle aux communautés autonomes ».
Cette dernière mesure comprend l'arrêté-loi royal pour « un accueil contraignant et solidaire » par toutes les communautés ou un placement familial, « mais aussi d'autres formules permettant d'accélérer l'accueil ».
Parmi ces formules, selon Infancia, est également envisagée « une voie » pour les organismes de protection de l'enfance de « développer l'accueil et la prise en charge des profils les plus vulnérables, y compris les filles, dans des ressources adaptées dans la Péninsule, sans qu'il soit nécessaire de transférer la tutelle aux communautés autonomes ».
PP : « LES MINEURS, AVEC LEURS FAMILLES »
Face à ce scénario, le PP a souligné dans différentes apparitions que « le meilleur intérêt du mineur est d'être avec sa famille » et a compté sur l'aval de la Commission européenne pour le retour des mineurs qui ont traversé la frontière de Ceuta.
En outre, le « populaire » a rappelé les déclarations du ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, et du ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, dans lesquelles, selon eux, ils auraient assuré que les mineurs retourneraient dans leur lieu d'origine.
« Si le Maroc demande le retour des enfants, si l'Europe a dit que les enfants et les non-enfants, ceux qui sont entrés irrégulièrement, doivent rentrer, de quoi de plus le gouvernement a-t-il besoin ? » » a demandé la semaine dernière le secrétaire adjoint du PP aux Finances, au Logement et aux Infrastructures, Juan Bravo.
De son côté, la ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, a assuré sur les réseaux sociaux que « ce que propose le Parti populaire n'est pas le regroupement familial ou le retour : c'est une expulsion de garçons et de filles sans aucune garantie et sans droits, quelque chose d'absolument illégal ».
Dans ce sens, Rego a expliqué que la loi en Espagne et en Europe « est claire : écoute du mineur, intervention du parquet, garantie des droits et coopération entre les pays ». Il a en outre souligné que « le retour doit être volontaire et assorti de garanties ».
RÉFORME DU DROIT ÉTRANGER
Ce nouvel affrontement entre l'Exécutif et les autonomies s'inscrit dans une vaste lutte politique et institutionnelle sur le modèle de répartition des mineurs migrants non accompagnés entre les communautés. Le cœur de la divergence juridique et politique réside dans la réforme de l'article 35 de la loi sur l'immigration, approuvée en avril de l'année dernière.
Le gouvernement central a promu la modification de cet article à travers un décret-loi royal débattu au Congrès pour établir un mécanisme de distribution obligatoire et solidaire dans des situations de contingence migratoire extraordinaire. Ce modèle établit que lorsqu'un territoire (comme les îles Canaries, Ceuta ou Melilla) dépasse trois fois sa capacité d'accueil ordinaire, la relocalisation vers d'autres autonomies est activée en fonction de paramètres tels que la population, le revenu par habitant ou le taux de chômage.
Cependant, le critère d'application de ces quotas se heurte à une forte résistance de la part des autonomies gouvernées par le PP. Plusieurs communautés ont rejeté l'imposition de critères obligatoires et sont allées jusqu'à judiciariser la distribution, alléguant une impuissance financière ou un manque de transparence dans les données de capacité.
