Le PP présente au Congrès son projet pour Ceuta : renforcer la frontière, accélérer les expulsions et plus de policiers

Le PP présente au Congrès son projet pour Ceuta : renforcer la frontière, accélérer les expulsions et plus de policiers

MADRID, 5 septembre ( ) –

Le PP soumettra au vote lors de la séance plénière du Congrès la semaine prochaine ses propositions pour faire face à la crise de Ceuta, un plan qui comprend le renforcement du périmètre frontalier en allongeant la digue de Tarajal, un renforcement permanent de la police et de la garde civile et plus de fonctionnaires pour accélérer les expulsions de ceux qui sont arrivés lors de l'entrée massive de migrants les 30 et 31 juillet.

En termes de personnel, le PP demande de consolider les renforts permanents de la Garde Civile et de la Police Nationale, de doter Ceuta des unités d'Immigration nécessaires pour traiter les dossiers correspondants, de renforcer les professionnels de santé et de promouvoir une augmentation du nombre de juges et procureurs devant les instances compétentes.

Dans le volet législatif, il propose de modifier la loi sur l'immigration pour étendre le régime de refus aux frontières aux entrées irrégulières par voie maritime et de réformer la loi sur l'asile « afin qu'une entrée forcée n'ouvre pas automatiquement la même procédure qu'une demande présentée conformément à la loi ».

DÉPLOIEMENT DE FRONTEX

La proposition demande également à l'Exécutif d'activer « immédiatement » les procédures légalement prévues pour le retour volontaire ou l'expulsion de toutes les personnes entrées illégalement en Espagne, de déplacer les unités d'immigration nécessaires à Ceuta et d'approuver un calendrier qui permette de finaliser le traitement et la résolution des dossiers.

En outre, il appelle à utiliser tous les instruments juridiques nationaux et européens disponibles pour défendre l'intégrité territoriale de l'Espagne et garantir la sécurité des frontières, ainsi qu'à demander l'activation des mécanismes prévus dans le règlement européen pour les situations de crise et d'instrumentalisation.

Le « populaire » demande également le déploiement immédiat de Frontex et des unités nécessaires, y compris des unités d'intervention rapide, et applique des procédures de triage pour l'identification et les contrôles de sécurité, en plus des procédures d'asile et de retour aux frontières qui permettent un traitement accéléré.

En ce sens, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a annoncé mercredi au Congrès que l'Espagne demanderait la « présence permanente » de Frontex dans le port et la digue de Ceuta. Bruxelles attend des éclaircissements du Gouvernement pour conclure son évaluation du renforcement demandé.

La proposition, enregistrée à la mi-août, comprend également trois revendications que le gouvernement a déjà concrétisées : déclarer une situation d'intérêt pour la sécurité nationale, convoquer le Conseil national de sécurité et nommer une autorité fonctionnelle pour diriger et coordonner les actions et les ressources à Ceuta, qui est revenue au ministre des Administrations publiques d'Ángel Víctor Torres.

« NI MENACES NI CHANTAGE » AVEC LE MAROC

En ce qui concerne le Maroc, le PP appelle à « réorienter » les relations bilatérales sur les principes de « respect et de réciprocité », en promouvant une relation qui « n'admet pas de menaces ni de chantage » et en réaffirmant que l'intégrité territoriale de l'Espagne « n'est remise en question ni à Ceuta, ni à Melilla, ni dans les eaux espagnoles ».

L'initiative exhorte également le gouvernement à promouvoir auprès des institutions de l'Union européenne la reconnaissance de la situation « singulière et exceptionnelle » de Ceuta et Melilla avec un traitement équivalent à celui dont bénéficient les régions ultrapériphériques en termes de fonds, de fiscalité et de frontières.

Il souhaite en outre que les deux villes aient leur propre représentation au sein de la délégation espagnole du Comité européen des régions.

650 MILLIONS POUR CEUTA ET MELILLA

Le dernier bloc, celui d'Alberto Núñez Feijóo, demande d'approuver, en accord avec les villes autonomes et avec la participation de leur société civile, un Plan de Réactivation Économique de Ceuta et Melilla doté d'« au moins 650 millions d'euros » entre 2027 et 2032.

Le PP propose d'inclure une loi de régime spécial pour Ceuta et Melilla qui protège un cadre fiscal et d'investissement stable et garantisse légalement des primes de sécurité sociale de 50% et 75% dans les activités économiques déterminées.

Le plan intégrerait également des incitations économiques et des investissements publics, en particulier pour le commerce, l'hôtellerie et les travailleurs indépendants ; des améliorations de la connectivité avec la péninsule ; un plan choc contre le chômage des jeunes ; des mesures visant à faciliter l'accès au logement et une plus grande présence structurelle de l'État à travers le renforcement de la santé, de l'éducation, de la justice, des forces et corps de sécurité et des forces armées.

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