Des groupes antiracistes dénoncent les persécutions et les attaques présumées contre les migrants à Ceuta

Des groupes antiracistes dénoncent les persécutions et les attaques présumées contre les migrants à Ceuta

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MADRID, 19 septembre () –

Des représentants de SOS Racisme Madrid, du Collectif de Migrants Transgressifs et de Résistance aux Frontières ont condamné samedi à Madrid la « frontière coloniale et raciste » de Ceuta et Melilla et ont exigé « la paix » pour la population migrante, appelant l'Espagne, le Maroc et l'Union européenne à assumer leurs responsabilités face à la situation générée après l'entrée massive de personnes en juillet dernier.

Le porte-parole de SOS Racisme Madrid, Mehdi Elías, a averti que les cas de racisme et d'islamophobie ont augmenté de 70 % entre juillet et août, selon les données gérées par les organisations.

De même, il a dénoncé la situation des mineurs et des personnes LGTBI et a assuré que certains migrants sont « persécutés » et qu'ils ont reçu des témoignages sur de prétendues attaques dans les zones où dorment les migrants.

De son côté, Alex Aguirre, du Collectif Migrants Transgressifs, a exigé une « protection immédiate » pour les migrants qui restent à Ceuta et le traitement de leurs demandes d'asile, avec une attention particulière aux mineurs et aux personnes LGTBI.

Comme l'a expliqué le représentant, le groupe a reçu des informations sur des personnes trans qui dorment dans la rue ou qui sont obligées de cacher leur identité par peur de subir des violences.

Aguirre a exigé des espaces d'hébergement et de protection pour ces groupes et a mis en garde contre une « double vulnérabilité » dérivée du racisme et de l'homophobie ou de la transphobie. En ce sens, il a indiqué que les organisations ont un calcul approximatif de 200 personnes LGTBI visibles à Ceuta, bien qu'il ait prévenu que ce chiffre pourrait être plus élevé.

De son côté, le coordinateur de Border Resistance, Shadi Boukhari, a condamné les politiques d'externalisation des frontières de l'Union européenne et a accusé le Maroc et l'Espagne d'utiliser les migrants dans le cadre de leurs politiques frontalières. Il a également dénoncé des cas présumés de violence et de torture à Ceuta et a demandé une enquête internationale sur ces événements.

Boukhari a assuré que son organisation disposait de témoignages et de photographies de personnes affirmant avoir subi des violences et a exigé que ces plaintes fassent l'objet d'une enquête. En outre, il a demandé que les demandes d'asile des mineurs, des femmes, des familles et des personnes LGTBI soient traitées individuellement et a exigé une assistance sociale et psychologique pour ceux qui affirment avoir subi des violences.

La concentration, convoquée par l'Articulation Antiraciste de Madrid sous la devise « Ni instrumentalisation, ni répression. Assez de violence raciste et coloniale», a permis aux groupes d'exiger une réponse basée sur la protection des droits de l'homme et non sur la considération de la situation comme une crise exclusivement migratoire.

Les groupes ont insisté sur la nécessité d'ouvrir une enquête internationale sur les violations des droits qu'ils dénoncent à Ceuta et Melilla.

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