Arcadi Espagne défend la régularisation des migrants et voit « une descente très dangereuse » dans la « priorité nationale »
ALICANTE, le 15 mai. () –
Le ministre des Finances, Arcadi España, a défendu le processus de régularisation des migrants promu par le gouvernement espagnol. Il a également critiqué le concept de « priorité nationale », estimant qu'il s'agit d'une « descente très dangereuse », et a souligné que ce terme « a commencé » avec Vox et que le Parti populaire « l'a désormais rejoint ».
C'est ce qu'a déclaré l'Espagne ce vendredi dans des déclarations aux médias de la ville d'Alicante, avant la signature de l'accord de collaboration entre les Loteries et la Croix-Rouge espagnole.
Dans ce sens, il a averti que l'approche de « priorité nationale » conduit à « des situations que personne ne veut voir dans sa ville ou dans son centre de santé » et a souligné que la régularisation « ne fait qu'égaliser les droits et les obligations » et cherche à garantir que « les immigrants qui n'ont pas ces papiers, en plus d'une question de dignité, cotisent aussi, ils cotisent également à la Sécurité Sociale ».
Dans ce contexte, il a donné l'exemple d'une situation hypothétique dans laquelle une famille amènerait son enfant à une clinique externe à 3 heures du matin parce qu'il a de la fièvre et qu'en raison de cette « priorité nationale », au lieu d'un « triage médical » dans lequel « un professionnel de santé qui voit l'enfant » et « écoute les parents », il faudrait faire un « triage administratif » et demander « la documentation » et « le passeport » aux parents.
Il s'est ainsi demandé si « quelqu'un dans une ville comme Alicante, solidaire et ouverte, ou dans n'importe quelle ville de ce pays, peut penser qu'avant de s'occuper d'un enfant qui a de la fièvre la nuit, il demande à ses parents s'ils ont ou non un passeport ». « Je pense que nous devons être conscients que les Espagnols et les Espagnoles ne sont pas comme ça », a-t-il souligné.
De même, l'Espagne a souligné que lorsqu'une personne a « un problème de santé », elle souhaite que le tri soit uniquement « sanitaire » et non « administratif », et a souligné que « les soins de santé sont l'exemple qui décrit le mieux ce qui doit être la priorité d'un pays ».
« PRIORITÉ SOCIALE »
Ainsi, le ministre des Finances a souligné que « la priorité d'un pays est la priorité sociale » et a déclaré que si une personne travaille ici, elle doit « cotiser à la sécurité sociale et à d'autres types d'impôts, comme les autres ». « C'est ce que ce processus tente de faire et va faire », a-t-il ajouté.
L'Espagne a précisé que, « évidemment », dans le cas de la réduction de « l'économie souterraine » avec cette initiative, si les personnes qui travaillent « sans cotiser à la sécurité sociale » le font, la société dans son ensemble y gagnera. Selon lui, la régularisation répond non seulement à « une question d'humanité » ou de « dignité en tant que pays », mais aussi à « l'égalité » en « droits et obligations ».
Le ministre a également souligné que ce processus bénéficie du « soutien » d'entités comme la Croix-Rouge, avec des « conseils » à « de nombreux migrants » pour « tous les papiers et documentations nécessaires ».
