Arrêtée à Huelva pour travail et exploitation sexuelle de femmes migrantes en situation irrégulière engagées dans le secteur agricole

Arrêtée à Huelva pour travail et exploitation sexuelle de femmes migrantes en situation irrégulière engagées dans le secteur agricole

HUELVA, 13 janvier () –

La Police Nationale a arrêté un homme accusé de travail et d'exploitation sexuelle de plusieurs femmes migrantes en situation irrégulière et particulièrement vulnérables dans le secteur agricole de la province de Huelva, allant jusqu'à soumettre l'une d'elles à des relations sexuelles non consensuelles pendant une période prolongée sous la menace explicite de perdre son emploi.

Selon un communiqué du commissariat provincial, le détenu était chargé de procéder à l'embauche et est accusé de crimes présumés d'agression sexuelle, de traite d'êtres humains et d'atteinte aux droits des travailleurs.

L'enquête policière a révélé une conduite criminelle continue de la part du détenu, basée sur le recrutement et l'utilisation de main-d'œuvre féminine en situation administrative irrégulière, profitant de leur précarité économique et sociale pour imposer des conditions de travail illégales.

Les victimes ont signalé de longues heures de travail, l'absence de pauses, des salaires inférieurs à ceux légalement établis, des paiements en espèces sans justificatif et des fraudes aux cotisations de sécurité sociale. Dans certains cas, les travailleurs ont même été contraints d'effectuer un travail supplémentaire non rémunéré dans d'autres exploitations agricoles liées à l'environnement de travail du détenu.

Parallèlement, les victimes ont signalé une situation de harcèlement et d'agression sexuelle de la part de la détenue, l'une d'elles ayant même été soumise à des relations sexuelles non consensuelles pendant une période prolongée, sous la menace explicite de perdre son emploi, de ne pas percevoir son salaire ou d'être dénoncée aux autorités pour sa situation administrative.

Selon la police, ces comportements se sont produits dans un contexte d'abus de pouvoir et de domination de la part du détenu, dérivé de la position de supériorité sur les travailleurs qui se trouvaient en situation vulnérable.

La détenue a été remise au Tribunal de Violence contre les Femmes d'Ayamonte, tandis que la Brigade Provinciale de l'Immigration et des Frontières de Huelva tente de localiser davantage de victimes possibles liées aux événements.

La Police Nationale souligne l'importance de la collaboration citoyenne pour la poursuite de ce type de délits et la protection des droits fondamentaux, de la dignité des travailleurs et de l'éradication de toute forme d'exploitation.

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