Aucun mineur migrant n'a été transféré de Ceuta vers la Péninsule depuis la crise migratoire du 30 juillet

Aucun mineur migrant n'a été transféré de Ceuta vers la Péninsule depuis la crise migratoire du 30 juillet

MADRID, 5 août () –

Les mêmes sources ont précisé que « plus de 600 mineurs migrants » ont été transférés de Ceuta vers la Péninsule « depuis septembre 2025 », en application de l'Arrêté Royal sur les contingences migratoires.

Concernant les deux écoles autorisées à accueillir les garçons, filles et adolescents arrivés ces derniers jours, elles ont souligné que cela a été décidé « à titre provisoire et exceptionnel » en attendant que « les moyens extraordinaires d'accueil que la Ville a sollicités soient activés ».

Face à cette situation de contingence migratoire extraordinaire, l'article 35 de la loi sur l'immigration envisage, entre autres, un accueil contraignant et solidaire par le reste des communautés autonomes. Cependant, certaines LACC se sont déjà prononcées contre cette mesure.

LACC « EFFONDRÉE » VOUS DEMANDE DE « RETOURNER À VOS FAMILLES »

Ainsi, la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, a exigé le retour des mineurs arrivés à Ceuta. « La logique est qu'ils rentrent chez eux. C'est la logique. Je ne peux pas imaginer que l'Espagne abandonne ses enfants à leur sort pour d'autres pays », a assuré Ayuso ce mercredi, dans des déclarations aux médias.

La ministre basque de la Protection sociale, de la Jeunesse et du Défi démographique du Gouvernement basque, Nerea Melgosa, a exigé que « toutes les voies soient épuisées » pour que ces mineurs « retournent dans leurs familles » et a rappelé que le système de protection d'Euskadi « fonctionne déjà au-dessus de sa capacité ordinaire ».

Par ailleurs, la ministre valencienne des Services sociaux et de l'Enfance, Elena Albalat, a exigé que le gouvernement « bétonne » la distribution, tout en réitérant que les refuges de la communauté sont « effondrés ».

De son côté, la ministre des Droits sociaux, de l'Économie sociale et de l'Emploi du Gouvernement de Navarre, Carmen Maeztu, a exprimé sa volonté de « contribuer, à partir des accords adoptés et du mécanisme de distribution établi, à la solidarité et à la coresponsabilité institutionnelle », à la prise en charge de ces enfants, et a demandé « une réponse coordonnée entre toutes les communautés autonomes ».

Du côté des partis politiques, le leader de Vox, Santiago Abascal, a assuré sur le réseau social 'X' que « pas un euro des Espagnols ne devrait être alloué aux menas, aux clandestins, aux envahisseurs, aux mafias du trafic d'êtres humains, au Maroc », en relation avec le poste extraordinaire de 25 millions d'euros approuvé par le Gouvernement.

Pour sa part, la secrétaire adjointe à la Coordination sectorielle du PP, Alma Ezcurra, a pris ses distances avec le discours du leader de Vox et a défendu que cette situation doit être résolue en appliquant les mécanismes prévus par la loi, comme le regroupement familial ou le retour des mineurs aux services sociaux de leur pays d'origine.

En tout cas, Ezcurra a assuré ce mardi dans une interview à Sexta que les communautés autonomes du PP n'allaient pas assumer « les conséquences de l'irresponsabilité du Gouvernement ».

Dans le même ordre d'idées, la porte-parole de Junts au Congrès, Míriam Nogueras, a rejeté mercredi que la Catalogne doive couvrir ce qu'elle considère comme une « négligence » de l'Espagne et a clairement indiqué qu'elle maintiendrait son veto sur l'accueil des mineurs migrants non accompagnés tant que les pouvoirs d'immigration ne seraient pas transférés à la Generalitat.

LE GOUVERNEMENT PRÉVIENT QU'IL S'ADRESSE AU PROCUREUR

De son côté, le délégué du gouvernement à Ceuta, Miguel Ángel Pérez Triano, a averti que si les communautés autonomes refusent d'accepter les mineurs migrants de Ceuta, « alors le Parquet pour mineurs devra agir d'office ».

« Evidemment, il faut respecter la loi », a-t-il déclaré mercredi dans une interview à la Cadena SER, tout en précisant que « une solidarité interterritoriale sera nécessaire pour que ces mineurs se retrouvent dans d'autres endroits où ils seront meilleurs », car Ceuta est « assez débordée ».

Pour sa part, le premier vice-président du Gouvernement et ministre de l'Économie, Carlos Body, espère que l'Exécutif n'aura pas à « entrer dans aucun type de conflit, en l'occurrence juridique ou judiciaire, en matière de respect » car « la loi oblige les communautés autonomes ».

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