Codony défend le « jugement professionnel » d'IB3 en matière de régularisation au milieu des protestations contre l'utilisation du terme « illégal »
PALMA, 23 avril () –
Le directeur général d'IB3, Josep Codony, a défendu que la chaîne « remplit sa fonction publique » en ayant couvert avec « des critères professionnels » la couverture de la régularisation des migrants, au milieu des protestations pour avoir utilisé le mot « illégal » pour désigner les candidats.
C'est ce qu'a déclaré le chef de l'IB3, lors de sa comparution à la Commission de Contrôle de la Radio et Télévision Publique des Îles Baléares, tenue ce jeudi au Parlement et qui a dû s'arrêter quelques secondes en raison des plaintes des députés de l'opposition.
Pour Codony, l'entité a offert une information « rigoureuse » et « équilibrée » sur le processus, avec une « couverture exhaustive » lors des entretiens avec les personnes intéressées, les entités qui les ont informées sur la documentation à rassembler ou les institutions impliquées comme la Délégation Gouvernementale des Îles Baléares.
En ce sens, il a souligné qu'IB3 couvre « toute l'actualité » et les « vrais problèmes » des Îles Baléares, c'est pourquoi il a ironiquement critiqué le fait que la chaîne ne rapporte pas les « files d'attente sur l'autoroute » mais ne peut pas donner d'informations sur les files d'attente dans les bureaux municipaux, en raison de la régularisation.
À un moment de son discours, il a prononcé le mot « illégaux » pour désigner les migrants, ce qui a suscité des reproches de la part de l'opposition. La séance a été interrompue quelques instants pour permettre au président de la commission de rappeler à l'ordre et lorsqu'il a repris la séance, il a qualifié son discours des termes « personne illégale ou irrégulière ».
Ensuite, il a soutenu que dans IB3 « le langage n'est pas utilisé comme une attaque ou une disqualification », mais plutôt avec des critères « informatifs », c'est pourquoi il a justifié que Vox n'est pas qualifié d' »ultra-droite » ni que l'origine des personnes impliquées dans la section des événements soit signalée.
Cette intervention a été précédée d'une question posée par le député du PSIB, Omar Lamín, qui lui demandait s'il considérait qu'IB3 assumerait cette fonction publique.
Le parlementaire s'est montré mécontent du fait que la couverture parle de ces files d'attente ou d'une supposée « saturation », alors que, selon lui, « l'accent n'est pas mis sur la responsabilité de la direction du PP ».
Ainsi, il a souligné qu'il ne s'agit pas « d'une simple procédure administrative de plus », mais d'un processus qui vise la « coexistence » et la « reconnaissance des droits sociaux » des personnes qui vivent déjà aux Îles Baléares en situation irrégulière.
Pour cette raison, il a souligné qu'IB3 a la responsabilité d'être un outil d'information « véridique » et « accessible ». Il a cependant estimé qu'« il ne répond pas à une perspective de neutralité » en s'attachant à « amplifier le récit du gouvernement » auprès des « cadres de l'extrême droite ».
Lamín a souligné que la radio et la télévision sont devenues une « courroie de transmission » pour le Consolat de Mar – siège de la présidence du gouvernement – et ne fait pas état du « manque de ressources et de personnel » dû à « l'inaction politique » des institutions gouvernées par le PP.
