Domínguez (PP) affirme que la « colère » face au protocole pour les mineurs migrants commence par la remise en question de l'impuissance de l'enfant
MADRID, 3 octobre ( ) –
Le vice-président et conseiller de l'Économie, de l'Industrie, du Commerce et des Travailleurs Indépendants du Gouvernement des Îles Canaries, Manuel Domíguez, a reconnu jeudi que le « différend juridique » avec l'Exécutif central sur le protocole pour les mineurs non accompagnés arrivant sur les côtes de l'archipel commence quand on se demande si l'enfant est impuissant ou non.
Lors d'une réunion d'information de presse Europa à Madrid, promue par Veolia, Domínguez a expliqué que dans le protocole pour mineurs non accompagnés promu par le gouvernement des Canaries, « l'enfant n'est pas en détresse », précisant que lorsqu'il est secouru en haute mer et arrive à le port » « il est entre les mains de l'Etat, il n'est pas impuissant. »
C'est pour cette raison qu'il a souligné que les Îles Canaries doivent accueillir le mineur « quand il y a impuissance », raison pour laquelle il a admis que « c'est là que commence le conflit juridique » entre le fait que l'enfant soit impuissant ou non, et lequel a motivé le bureau central du gouvernement à soumettre le protocole susmentionné à la Cour Constitutionnelle (TC).
« A partir de là, nous verrons ce que dira la justice. Eh bien, nous savons déjà ce que dira la justice », a-t-il souligné à propos de la possibilité que le TC se prononce en faveur des thèses du gouvernement central.
DIFFÉRENCES ENTRE LES PROTOCOLES
Bien que Domínguez ait voulu expliquer comment les mineurs étaient accueillis aux îles Canaries jusqu'à « il y a à peine une semaine », indiquant que lorsque le bateau ou le cayuco était secouru en haute mer par Salvamento Marítimo, il était transféré dans un port, « par coïncidence, toujours un canarien port, jamais un port d'État ».
Une fois au port, la Police Nationale fait la distinction entre mineurs et majeurs, « sur la base de ce que prétendent les mineurs et d'une analyse visuelle », de manière à ce que les mineurs, « comme un paquet de papiers ou un lot de marchandises, dans un bon de livraison manuscrit, dans une feuille Excel, ils sont répertoriés… Mohamed, chacun des noms, ça peut être 10, ça peut être 15, ça peut être 25, et un policier y appose sa signature et puis ils appellent. .à une ONG», engagé par le gouvernement des îles Canaries.
Par la suite, un représentant apparaît et récupère « un lot de garçons et de filles et les emmène dans leurs installations. Il signe ce document et ce bon de livraison, une feuille Din-A4, écrite à la main, est ce qui identifie les mineurs qui vont refuges ».
D'autre part, le protocole promu par le gouvernement des Canaries, avec lequel il cherche à « garantir la sécurité » des mineurs non accompagnés, ce qu'il demande, c'est d'identifier le mineur, d'obtenir une photo de lui, de prendre ses empreintes digitales, laquelle de ses d'origine, le nom et le lieu de destination » afin que le document soit finalement signé par un agent public, qu'il s'agisse d'un officier de police régionale ou d'un autre fonctionnaire, mais « pas par quelqu'un qui représente une ONG ».
