Junts prévient que la régularisation des migrants « ignore » la connaissance du catalan et sature les conseils municipaux
BARCELONE, le 17 avril () –
Junts a averti que le processus de régularisation des migrants, ouvert depuis jeudi matin, « ignore » le catalan comme condition requise pour l'acquisition de la résidence et qu'il provoque ce qu'ils considèrent comme un grave effondrement des services municipaux en Catalogne.
Le parti a assuré que le catalan n'est pas une condition obligatoire et qu'il n'apparaît dans un rapport d'établissement facultatif que dans des cas spécifiques, mais que, bien qu'il s'agisse d'un itinéraire exceptionnel, si les personnes régularisées travaillent déjà en Catalogne « elles n'ont pas besoin de prouver une quelconque connaissance de la langue », a-t-il déclaré vendredi dans un communiqué.
Ils ont également regretté que le décret ait été modifié de telle manière qu'il exclut le catalan comme condition requise pour l'acquisition de la résidence et que ni les procédures de renouvellement ni le site Internet du ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations ne soient disponibles en catalan.
« Le gouvernement espagnol, une fois de plus, a opté pour un décret-loi qui n'a pas pu être amendé ou voté au Congrès et externalise tous les problèmes vers les municipalités, qui sont débordées, sans capacité financière et administrative pour aborder ce processus avec garanties », ont souligné les post-convergents.
CRITIQUE AUSSI DU GOUVERNEMENT
Il a critiqué le fait que le gouvernement du président de la Generalitat, Salvador Illa, ait annoncé qu'il voulait faire du catalan une condition de renouvellement de résidence après un an dans la régularisation extraordinaire approuvée cette semaine, mais cette condition n'apparaît pas dans le texte du règlement publié au BOE.
« Une fois de plus, le gouvernement de Salvador Illa a trompé les Catalans et démontre une fois de plus que l'existence d'un Département de Politique Linguistique n'est qu'une façade et que des accords comme le Pacte National des Langues sont lettre morte », ont-ils souligné.
ACTIONS JURIDIQUES
Face à cette situation, le groupe prendra une série d'initiatives auprès de toutes les chambres où il est représenté pour tenter de « corriger » ces faits.
Parmi eux, il a chargé le service juridique du parti de préparer la présentation d'une plainte auprès des institutions européennes pour « violation de diverses directives et marginalisation d'une langue co-officielle comme critère d'intégration ».
