Les maires du PP demandent la suspension de la régularisation des migrants en raison du chaos dans les mairies
PALM 17 avril () –
Les maires du PP des Îles Baléares ont exigé ce vendredi la suspension de la régularisation extraordinaire des migrants en raison du chaos généré, selon eux, dans les mairies.
Dans une intervention enregistrée dans un communiqué de presse, le maire de Marratxí, Jaume Llompart, a déclaré que dès le premier jour du processus, il était évident « que cette régularisation extraordinaire est approuvée par le gouvernement central, mais retombe sur le dos des municipalités et de leurs travailleurs, effondrant les services et mettant en danger l'assistance aux résidents ».
Les maires ont expliqué que le premier jour du processus a provoqué « une avalanche de personnes » dans les bureaux municipaux d'assistance aux citoyens et de services sociaux pour demander le certificat de vulnérabilité, condition nécessaire à la régularisation.
Cette situation a entraîné de longues files d'attente, des services débordés et « une situation de chaos absolu dans de nombreuses mairies », a-t-il déclaré.
De plus, certains conseils ont triplé le nombre d’appels en une seule journée. Comme l'a dénoncé Llompart, « non seulement le gouvernement espagnol n'avait pas informé les mairies au préalable, mais il y a eu tout au long de la journée un manque absolu d'instructions claires sur le protocole à suivre pour délivrer ces certificats ».
Cette désinformation, a-t-il regretté, a généré encore plus de confusion, au point que les gens se déplaçaient entre les communes en pensant à tort qu'ils pouvaient obtenir le document dans n'importe quelle mairie.
« Le résultat est que chaque municipalité a dû gérer la situation du mieux qu'elle pouvait, avec des travailleurs débordés et à bout de forces », a ajouté le premier maire de Marratxí.
Dans de nombreux cas, a-t-il souligné, les mairies n'ont pu qu'enregistrer les demandes, reportant ainsi la délivrance des certificats et accumulant les rendez-vous aux jours suivants, ce qui compromet l'attention aux autres besoins des habitants.
Les maires ont également alerté sur le contexte de pression démographique que connaissent les Îles, avec une augmentation constante de la population et l'impact de l'immigration irrégulière.
En ce sens, ils ont rappelé qu'au cours des cinq dernières années, près de 20.000 personnes en situation irrégulière sont arrivées sur les îles, et que cette année ce nombre a déjà augmenté de 20 pour cent par rapport à l'année précédente.
Face à cette situation, Llompart a souligné que « ce qui est devenu clair hier, c'est que cette régularisation n'est pas durable pour les municipalités, pour les villages et pour l'ensemble des Îles Baléares ».
« Nous demandons la suspension de cette régularisation extraordinaire en raison de son manque absolu de prévision et de planification, pour l'avoir confiée aux municipalités et pour éviter de compromettre le soin de nos voisins », a-t-il déclaré.
Enfin, ils ont défendu un modèle migratoire fondé sur l’ordre et la capacité d’intégration. « L'immigration doit être légale, ordonnée et adaptée à la réalité de nos îles. Ce que le Gouvernement espagnol doit faire, c'est renforcer les mécanismes ordinaires d'immigration, car il a été démontré que cette régularisation massive est une irresponsabilité que nous ne pouvons pas assumer », a conclu Llompart.
