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JUPOL dénonce le manque de patrouilles radio à Tenerife en raison de l’envoi d’agents à El Hierro pour aider les migrants

SANTA CRUZ DE TENERIFE, 11 décembre () –

Le syndicat JUPOL a dénoncé l’arrêté émis par la Direction Provinciale de la Police Nationale de Tenerife, qui établit les ordres de service qui seront mis en œuvre à ces dates pour couvrir les services de prise en charge des migrants irréguliers qui arrivent à El Hierro, dans lesquels « sans préavis  » Dix agents du service de patrouille radio des commissariats de police de Tenerife seront affectés sur l’île d’El Hierro pour assurer les services de garde au CATE d’El Hierro.

A travers un communiqué, le syndicat de la police soutient qu’il s’agit d’une situation qui représente « un grief majeur pour les policiers qui doivent quitter leur domicile et leur famille au moment de Noël », ainsi que des ordres de service « qui mettent une fois de plus en évidence le manque de prévoyance ». et coordination par rapport à un événement parfaitement prévisible comme l’arrivée de l’immigration irrégulière aux îles Canaries et qui impliquera de laisser l’île de Tenerife avec un manque de patrouilles radio dans les rues pour couvrir les services de garde au CATE d’El Hierro , puisque les services de patrouille radio de Tenerife sont les seuls à avoir reçu ces ordres de service ».

De même, le syndicat JUPOL considère que cette situation « ne fait rien d’autre que démontrer la nécessité d’actualiser et d’élargir le catalogue d’emplois de la police nationale des îles Canaries et de l’adapter aux flux continus d’immigration que ces îles reçoivent et évitent ainsi. le manque de policiers en leur sein ».

Le porte-parole du JUPOL, Ibón Domínguez, a souligné que la situation des arrivées d’immigration aux îles Canaries « est insoutenable, dépassant déjà les chiffres d’arrivées d’immigration de la crise des cayucos de 2006 » ; une situation qui « révèle la nécessité urgente d’augmenter le nombre d’agents de la Police Nationale aux Canaries, en mettant à jour le catalogue d’emplois de la Direction Générale de la Police pour l’adapter aux besoins actuels de la police et non à ceux qui existaient en 2008, date de la dernière mise à jour. »

JUPOL demande à la DGP de mettre à jour de toute urgence le personnel des Îles Canaries et de garantir ainsi la sécurité de tous les agents de la Police Nationale face à l’arrivée massive de l’immigration et par conséquent la sécurité des immigrés et des citoyens en général.

SITUATION PRÉCAIRE

JUPOL, de son côté, veut dénoncer la situation précaire dans laquelle travaillent les policiers qui s’occupent de ces immigrés à leur arrivée, « sans protocole d’action spécifique pour ces cas et dans une situation d’infériorité numérique évidente, ce qui met à risque pour les agents compte tenu du manque de sécurité qui existe dans les établissements où ils effectuent la garde à vue ».

C’est pourquoi le porte-parole de JUPOL a réitéré « l’urgence de prendre des mesures face à une situation parfaitement prévisible qui se répète année après année sur nos côtes et dans laquelle ni le ministère de l’Intérieur, ni la Direction générale de la police , ni « le Ministère de l’Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations vient de s’attaquer avec détermination à la recherche d’une solution qui garantisse la sécurité et la santé tant des agents de la Police Nationale que des immigrés ».

JUPOL a demandé à plusieurs reprises et à tous les niveaux (local, régional et national) la publication d’un protocole d’action en cas d’arrivée de bateaux, qui résout le déficit opérationnel très important dans des zones comme les îles Canaries. Un protocole, ajoute Domínguez, « qui met fin à l’improvisation qui se produit dans les zones d’arrivée de l’immigration irrégulière à chaque arrivée de cayucos ».

RESPONSABILITÉS DE DÉBOGAGE

Les citoyens des Îles Canaries, assure JUPOL, « ont la collaboration de tous les agents de la Police Nationale, des agents qui ne font rien d’autre que de tout donner dans chaque service, mettant en danger leur santé, leur sécurité et leur intégrité. à de nombreuses reprises avec l’improvisation dont ils souffrent dans les dispositifs provoqués par l’arrivée des bateaux, ce que cette organisation syndicale ne permettra pas.

Le syndicat majoritaire a demandé à plusieurs reprises que toutes les responsabilités de quelque nature que ce soit soient dégagées, dénonçant si nécessaire toute infraction aux règles de prévention des risques professionnels de la part de ceux qui, étant légalement obligés, ne fournissent pas les moyens nécessaires à la police pour exercer son activité avec mesures de sécurité et d’hygiène appropriées.

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