La Csif dénonce la régularisation extraordinaire des immigrés à Valladolid avec vingt postes vacants

La Csif dénonce la régularisation extraordinaire des immigrés à Valladolid avec vingt postes vacants

VALLADOLID 9 avril () –

La Centrale Indépendante des Syndicats et des Fonctionnaires Civils (CSIF) a dénoncé que le processus extraordinaire de demandes de régularisation des immigrés dépasse la capacité de réponse du personnel du Bureau d'Immigration de Valladolid, dans lequel il y a 20 postes vacants, de sorte que les employés de la Sécurité Sociale ou des Postes sont utilisés pour soutenir cette gestion.

Le syndicat indépendant met l'accent sur le manque de personnel à l'Immigration, qui, selon lui, entrave sérieusement le bon traitement des dossiers, d'autant plus face à un processus de cette ampleur. Et dans le domaine de la Sécurité Sociale, la Csif regrette que la situation ne soit pas non plus à l'abri de ce problème, avec environ 14% de places inoccupées à Valladolid, ce qui a un impact direct sur la prise en charge des citoyens et l'augmentation des délais d'attente. Pour le CSIF, la réaffectation du personnel entre services revient à « déshabiller un saint pour en habiller un autre », puisqu'elle transfère la surcharge de travail d'un domaine à un autre sans résoudre le problème de fond : le manque de personnel.

PLUS DE 7 000 AVANTAGES À VALLADOLID

L’ampleur du processus se reflète dans le nombre de personnes touchées. Rien que dans la province de Valladolid, la Csif prévient que plus de 7 000 personnes pourraient bénéficier des nouvelles procédures de régularisation tout au long de l'année 2026, ce qui accroît la pression sur un service déjà sollicité.

Le CSIF dénonce que l'Administration ait déclaré ce processus prioritaire, en adoptant des mesures extraordinaires comme le paiement des heures supplémentaires ou l'assouplissement du télétravail pour accélérer le traitement des dossiers. Le syndicat critique cependant le fait que ces mesures ne soient pas appliquées dans d'autres domaines tout aussi saturés, comme la Sécurité sociale, où il y a également des retards importants.

En ce sens, il insiste sur le fait qu'« il ne peut y avoir de procédures de première et de seconde classe », exigeant une répartition équitable des ressources et des incitations. Ces mesures extraordinaires devraient être appliquées à la Sécurité sociale pour désengorger l'énorme travail qu'elles ont accumulé, insiste le CSIF.

À cette situation s’ajoute l’intégration de Correos dans le processus de collecte des candidatures, une décision que le CSIF considère particulièrement préoccupante. Il prévient que cette entité souffre d'un manque chronique de personnel, de sorte qu'assumer de nouvelles fonctions sans renforts préalables peut encore détériorer la qualité du service.

Le CSIF conclut que la situation actuelle n'est pas un problème ponctuel, mais plutôt le reflet d'une politique de ressources humaines insuffisante et soutenue dans le temps. C'est pourquoi elle exige de l'Administration une réponse structurelle qui implique la couverture immédiate des postes vacants, une planification réaliste et un renforcement stable du personnel.

Le syndicat insiste sur le fait qu'une régularisation extraordinaire ne peut être maintenue au détriment des efforts supplémentaires des fonctionnaires, ni de la détérioration d'autres services essentiels, et exige une gestion équilibrée qui garantisse la qualité des soins aux citoyens.

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