La police charge les manifestants à Ceuta après avoir incendié des campements de migrants sur la plage

La police charge les manifestants à Ceuta après avoir incendié des campements de migrants sur la plage

CEUTA, 27 août ( ) –

Cet après-midi, des habitants de Ceuta ont été impliqués dans des altercations sur la plage Benítez de Cueta, qui ont donné lieu à des accusations de la part de la police, après avoir pénétré dans les campements de migrants qui passent la nuit dans la zone et provoqué des destructions, notamment l'incendie de leurs biens.

Ces manifestants ont déployé un drapeau espagnol géant et avec lui, avec d'autres voisins qui ont rejoint d'autres manifestations à ce moment-là, ils se dirigent vers la plage de Trampolín, où sont effectuées les distributions de nourriture par la Croix-Rouge espagnole.

Auparavant, des dizaines de personnes de Ceuta avaient formé ce jeudi un cordon humain pour empêcher le passage de deux véhicules de la Croix-Rouge qui tentaient d'accéder à la plage de Trampolín, où se trouvent des centaines de migrants en situation irrégulière. Les véhicules ont finalement dû interrompre leur entrée à la demande de la Police Nationale, en raison du blocage de la circulation routière que les manifestants maintiennent sur l'autoroute Benítez.

Les citoyens se sont rassemblés sur la route et ont bloqué le passage des véhicules, tout en scandant des slogans tels que « La Croix-Rouge dehors », « Ceuta n'est pas à vendre, Ceuta se défend » et « Je ne vais pas quitter Ceuta, ils ne vont pas me mettre dehors ». Ils ont également exigé : « Qu'ils nous rendent nos vies, nous ne pouvons pas vivre ainsi ».

À un moment donné de la manifestation, l'un des citoyens a pris la parole pour assurer que la police était « à leurs côtés », tout en demandant aux manifestants de se lever pour permettre aux policiers de remplir leur devoir et de reprendre la circulation dans la zone. Les citoyens ont cependant refusé d’abandonner la route et ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas l’intention de céder.

« Nous n'allons pas nous lever », ont répondu une partie des manifestants, qui ont maintenu leur position devant l'accès au Tremplin.

Compte tenu de la situation, la Police Nationale a ouvert un accès juste après la montée de Miguel de Luque pour permettre aux véhicules de continuer leur marche sans traverser le point où se concentrent les citoyens.

Au cours de la manifestation, des cris de « Ceuta n'est pas un CETI » ont également été entendus, dans une mobilisation qui s'ajoute aux concentrations citoyennes et aux protestations qui ont eu lieu ces derniers jours dans différents quartiers de la ville en rejet de la situation d'immigration et de la présence de migrants dans certains espaces.

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