La santé et la table sectorielle des îles Canaries exigent du gouvernement central un financement adéquat pour prendre en charge les migrants

LAS PALMAS DE GRAN CANARIA 4 octobre ( ) –
La ministre de la Santé du gouvernement des Îles Canaries, Esther Monzón, accompagnée du vice-ministre de la Santé et directeur du Service de santé des Canaries (SCS), Carlos Díaz, et de tous les syndicats du secteur de la santé de l'archipel représentés au le Conseil sectoriel de la santé, Ils ont exigé du ministère de la Santé un financement « adéquat » pour maintenir les dispositifs de santé activés sur les îles afin de « répondre » à la crise migratoire que traverse l'archipel depuis des mois.
Dans une lettre envoyée à la ministre de la Santé, Mónica García, Monzón et les membres de la Table sectorielle exigent le soutien du ministère et de l'ensemble du gouvernement central pour « fournir les ressources nécessaires » pour répondre à la demande de soins de santé du des migrants qui arrivent sur les côtes dans « des conditions déplorables, nécessitant une attention immédiate, urgente et complexe, ainsi que multidisciplinaire ».
Tout cela, précisent-ils, représente un « effort disproportionné » pour le système et pour les professionnels impliqués, comme le rapporte le ministère de la Santé des Canaries dans un communiqué.
Dans la lettre, ils rappellent également que cette situation, « anormale et en constante augmentation », représente un investissement budgétaire qui « est assumé » par la Communauté Autonome des Îles Canaries avec ses propres moyens, c'est pourquoi elle exige que le gouvernement espagnol financer cette action, que l'Exécutif des Canaries entend contribuer à « atténuer le besoin énorme, continu et croissant de financement généré par la prestation susmentionnée ».
Monzón a enfin demandé au ministère de la Santé de contribuer « à soutenir les soins de santé requis par les migrants qui arrivent dans des conditions inhumaines » sur les côtes de l'archipel, car ils nécessitent une approche multidisciplinaire « complexe » dans un territoire particulièrement sensible qui entraîne « l'épuisement » » des ressources disponibles à cet effet.
