Le parquet de Las Palmas demande 8 ans de prison pour le capitaine d'un bateau secouru dans les eaux de Gran Canaria en avril

Le parquet de Las Palmas demande 8 ans de prison pour le capitaine d'un bateau secouru dans les eaux de Gran Canaria en avril

LAS PALMAS DE GRAN CANARIA, 13 septembre () –

Le parquet provincial de Las Palmas a déposé un acte d'accusation contre un citoyen sénégalais qui répond aux initiales de MF pour un délit contre les droits des citoyens étrangers et pour lequel il demande huit ans de prison, après avoir intercepté le 4 avril 2026 un bateau pneumatique avec 47 migrants d'origine maghrébine et subsaharienne en provenance d'El Aaiún (Maroc).

C'est le navire de sauvetage maritime « Urania » qui a procédé au sauvetage du bateau au sud de Gran Canaria après que ses occupants soient restés « au moins trois jours en mer » après avoir quitté les côtes marocaines.

L'accusé, originaire du Sénégal, sans papiers et en situation irrégulière en Espagne, agissait comme capitaine du navire au moment de son interception.

Par ailleurs, le procureur a souligné que le bateau « ne disposait d'aucun système de sécurité » (mécanismes de retenue, feu de positionnement, radio, etc.), ainsi que de gilets de sauvetage pour effectuer la traversée entre le Maroc et les îles Canaries.

Concernant le bateau susmentionné, il s'agissait d'un pneumatique en caoutchouc, doté d'un moteur de 25 CV, d'environ huit mètres de long, dans lequel 47 personnes voyageaient dans un espace « déficient et insalubre », dans des conditions hygiéniques et sanitaires, mettant en danger la vie et l'intégrité de tous les passagers.

Le prévenu est privé de liberté depuis le 11 avril 2026, date postérieure à l'interception du navire, selon le contexte de l'affaire qui a motivé l'accusation fiscale.

Le procureur a requis une peine de huit ans de prison contre l'accusé, ainsi qu'une interdiction spéciale du droit de vote pendant la durée de la peine, ainsi que le paiement des frais de procédure.

La procédure a été transmise au Tribunal Provincial pour la tenue du procès oral, au cours duquel les faits seront débattus et la responsabilité pénale de l'accusé sera déterminée selon la preuve pratiquée lors de l'audience, avec application des dispositions de l'article 58 du Code pénal concernant le paiement de la peine de privation de liberté déjà purgée.

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