Le CEAS-Sahara condamne « fermement » que les apatrides soient exclus de la régularisation extraordinaire du Gouvernement
MADRID, 14 avril () –
Le Coordonnateur étatique des associations de solidarité avec le Sahara (CEAS-Sahara) a condamné « fermement » l'exclusion des apatrides de l'arrêté royal modifiant le Règlement sur l'immigration, approuvé ce mardi en Conseil des ministres pour régulariser un demi-million d'immigrés.
Même si l'organisation a célébré l'approbation de la mesure parce qu'elle signifie « garantir les droits les plus fondamentaux aux personnes qui résident sur le territoire espagnol », elle a prévenu que « la quasi-totalité » des personnes dépourvues de nationalité sont des Sahraouis.
Et cela a influencé le fait que « une fois de plus » le gouvernement a « intentionnellement » relégué les « droits du peuple sahraoui d'une manière absolument incompréhensible », comme l'indique un communiqué publié mardi et signé par le président Maite Isla.
« Il manque totalement de sens et de cohérence d'alléguer une hypothétique situation de « régularité » des personnes qui demandent la reconnaissance du statut d'apatride alors qu'elles ne sont pas autorisées à travailler pendant le déroulement de la procédure « parce qu'elles n'ont pas d'autorisation de séjour et de travail accordée » », a critiqué le Coordonnateur.
Dans la lettre, il encourage « toutes les entités, groupes et organisations dans le domaine des droits de l'homme, des migrations et de la protection internationale » à « se joindre » au manifeste pour protester contre cette décision de l'Exécutif « afin de dénoncer la grave situation de vulnérabilité à laquelle sont confrontés les apatrides ».
L'avocat sahraoui Sidi Mohamed Talebuya s'est également attaqué mardi contre l'exclusion des demandeurs d'apatridie du processus de régularisation extraordinaire, estimant qu'il s'agit d'une décision « discriminatoire et dépourvue de base légale ».
En outre, il a insisté sur le fait qu'il existait des alternatives réglementaires pour ne pas laisser de côté les apatrides, même en supposant les recommandations du Conseil d'État. Selon lui, le Gouvernement « aurait pu opter pour une disposition spécifique supplémentaire pour les apatrides, avec des exigences et des conditions identiques à celles prévues pour les demandeurs de protection internationale », de sorte que « toute confusion technique aurait été évitée sans sacrifier les droits de ce groupe ».
