Le délégué du gouvernement estime que 15 000 immigrés seront régularisés en Aragon et nie l'existence d'un « effet d'appel »
SARAGOSSE, 28 janvier () –
Le délégué du gouvernement en Aragon, Fernando Beltrán, a assuré mercredi que la régularisation des immigrés, qu'il estime toucher entre 15.000 et 16.000 personnes dans la Communauté, est une « bonne nouvelle » et a nié que cette mesure extraordinaire génère « un quelconque effet d'appel » puisque ces personnes « sont déjà avec nous » et « doivent remplir certaines conditions ».
« Pour ceux qui bénéficient d'une protection internationale, ils ont dû en faire la demande avant la fin de l'année dernière et, pour le reste du groupe, ce sont des personnes qui doivent prouver qu'elles ont été en Espagne pendant au moins les cinq derniers mois de l'année dernière », a expliqué Beltrán dans des déclarations aux médias à l'occasion de la minute de silence célébrée en hommage aux femmes assassinées par la violence de genre, ajoutant que la régularisation touche également directement les mineurs.
A cela, il a ajouté que ces personnes doivent démontrer les conditions requises pour rester dans le pays et qu'elles n'ont pas de casier judiciaire au moment du traitement de la demande, à partir du mois d'avril environ, et qu'elles obtiendront un permis de travail et de séjour « immédiatement ».
« Cela signifie que nous allons directement à la dignité d'un groupe important de personnes que nous avons déjà parmi nous, qui sont déjà dans notre société et qui pourront améliorer leurs conditions de travail », a-t-il souligné.
Beltrán a également souligné que la régularisation des migrants « améliore de manière substantielle » les fondements de l'État providence, y compris financiers, rappelant celui promu par le président José Luis Rodríguez Zapatero en 2005, également d'environ 500 000 personnes, avec lequel « la caisse de sécurité sociale a déjà constaté cette augmentation ».
Les migrants représentent 10% des revenus de la Sécurité Sociale et 1% des dépenses, ils constituent donc « un groupe qui contribue nettement » et il est « fondamental » pour la société qu'ils soient régularisés, en plus du fait que, dans le cas d'Aragon, ils occupent des emplois « très difficiles à pourvoir ».
Actuellement, environ 14% des inscrits à la Sécurité sociale sont des immigrés, qui couvrent « tout ce qui a à voir » avec les soins, la santé ou l'économie agricole, a souligné le délégué.
Il a également souligné la situation du secteur de la viande, où 90 % de la main d'œuvre des abattoirs et des usines de transformation est d'origine migrante, ainsi que les chauffeurs ou les livreurs de colis. Pour tous, a-t-il conclu, cette régularisation « signifiera une amélioration de leurs conditions et ils apporteront une contribution nette à l'économie ».
