Le futur arrêté royal sur la régularisation extraordinaire des migrants reçoit 350 contributions et requêtes
MADRID, 9 février () –
Le Projet de Décret Royal de régularisation extraordinaire de plus d'un demi-million de migrants lancé par le Gouvernement a reçu 350 contributions et requêtes au cours du processus d'audience publique, qui s'est terminé vendredi 6 février.
Le Secrétariat d'État aux Migrations travaille actuellement à évaluer et intégrer les propositions reçues dans les plus brefs délais et ainsi poursuivre le traitement urgent du décret royal qui permettra le processus de régularisation extraordinaire des étrangers se trouvant en Espagne.
Le 27 janvier, le Conseil des ministres a approuvé le lancement du processus d'urgence pour régulariser extraordinairement plus d'un demi-million de migrants, suite à un accord entre le PSOE et Podemos. Le projet de décret royal modifie le règlement de la loi organique sur les droits et libertés des étrangers en Espagne.
Le texte, qui n'est pas définitif, reprend l'esprit de l'ILP, qui a été soutenu par plus de 700 000 signatures et pris en considération au Congrès des députés en 2024 par tous les groupes sauf Vox, mais qui est resté bloqué.
PRINCIPALES EXIGENCES
Comme l'a annoncé l'Exécutif, la procédure s'adressera à tous les étrangers qui se trouvaient en Espagne avant le 31 décembre 2025 et qui prouvent qu'ils ont passé au moins cinq mois de manière continue en Espagne au moment du dépôt de la demande. Ces circonstances peuvent être prouvées par n’importe quel document public ou privé ou une combinaison des deux.
Dans le cas des demandeurs de protection internationale, il suffira que ladite demande ait été déposée avant le 31 décembre 2025 et puisse être accréditée.
Une autre exigence sera de ne pas avoir de casier judiciaire ou de constituer une menace à l'ordre public. Les personnes qui participent à ce processus et prouvent qu'elles satisfont aux exigences pourront accéder à une autorisation de séjour en Espagne d'une validité initiale d'un an. Passé ce délai, ils doivent être intégrés aux chiffres ordinaires prévus par le Règlement sur l'Immigration, ce qui permet une intégration complète et progressive dans le système.
La portée du projet s'adresse principalement aux personnes qui vivent déjà en Espagne depuis longtemps et qui ont été laissées en dehors des voies ordinaires de régularisation, y compris celles dont les demandes de protection internationale sont en attente ou refusées et qui n'ont pas pu bénéficier des différentes formes d'enracinement. La mesure sera appliquée de manière générale, sans distinction de nationalité, pour autant que les conditions établies soient remplies.
D'autre part, le processus permettra la régularisation simultanée des enfants mineurs des demandeurs qui se trouvent en Espagne, dont le permis sera de cinq ans.
