Le Gouvernement assure que le futur Arrêté Royal sur la régularisation des migrants respectera les obligations européennes

Le Gouvernement assure que le futur Arrêté Royal sur la régularisation des migrants respectera les obligations européennes

MADRID, 11 février ( ) –

Le Gouvernement a assuré que le texte final du futur Arrêté Royal sur la régularisation des migrants « garantira le respect des obligations adoptées au niveau européen », après l'avertissement transmis par Bruxelles sur la nécessité pour l'initiative de s'adapter au cadre réglementaire communautaire.

Concrètement, la Commission européenne a averti mardi l'Espagne que, même si la régularisation extraordinaire des migrants relève de la responsabilité exclusive du gouvernement de Pedro Sánchez, les autorités nationales doivent également garantir que son application n'aura pas de « conséquences négatives » dans le reste des pays de l'Union européenne.

Lors d'un débat au Parlement européen, le commissaire européen aux Migrations, Magnus Brunner, a averti qu'un « permis de séjour n'est pas un chèque en blanc » pour se déplacer dans toute l'Union européenne et a souligné qu'il existe des « règles claires » qui doivent être prises en compte lors de la promotion de plans nationaux de régularisation, par exemple que si un bénéficiaire de la mesure est détecté en train de résider illégalement dans un autre État membre « il doit retourner dans le pays où le permis a été accordé ».

Le secrétaire d'État aux Migrations travaille actuellement à l'intégration des propositions et observations reçues lors du processus d'audience publique, dans le but de parvenir à un texte définitif et de poursuivre son traitement urgent.

De même, les mêmes sources ont indiqué que le traitement d'urgence « a obtenu tous les rapports obligatoires nécessaires, garantissant le plein respect des exigences légales et juridiques établies par la loi ».

Le 27 janvier, le Conseil des ministres a approuvé le lancement du processus d'urgence pour régulariser extraordinairement plus d'un demi-million de migrants, suite à un accord entre le PSOE et Podemos. Le projet de décret royal modifie le règlement de la loi organique sur les droits et libertés des étrangers en Espagne.

Le texte, qui n'est pas définitif, reprend l'esprit de l'ILP, qui a été soutenu par plus de 700 000 signatures et pris en considération au Congrès des députés en 2024 par tous les groupes sauf Vox, mais qui est resté bloqué.

PRINCIPALES EXIGENCES

Comme l'a annoncé l'Exécutif, la procédure s'adressera à tous les étrangers qui se trouvaient en Espagne avant le 31 décembre 2025 et qui prouvent qu'ils ont passé au moins cinq mois de manière continue en Espagne au moment du dépôt de la demande. Ces circonstances peuvent être prouvées par n’importe quel document public ou privé ou une combinaison des deux.

Dans le cas des demandeurs de protection internationale, il suffira que ladite demande ait été déposée avant le 31 décembre 2025 et puisse être accréditée.

Une autre exigence sera de ne pas avoir de casier judiciaire ou de constituer une menace à l'ordre public. Les personnes qui participent à ce processus et prouvent qu'elles satisfont aux exigences pourront accéder à une autorisation de séjour en Espagne d'une validité initiale d'un an. Passé ce délai, ils doivent être intégrés aux chiffres ordinaires prévus par le Règlement sur l'Immigration, ce qui permet une intégration complète et progressive dans le système.

La portée du projet s'adresse principalement aux personnes qui vivent déjà en Espagne depuis longtemps et qui ont été laissées en dehors des voies ordinaires de régularisation, y compris celles dont les demandes de protection internationale sont en attente ou refusées et qui n'ont pas pu bénéficier des différentes formes d'enracinement. La mesure sera appliquée de manière générale, sans distinction de nationalité, pour autant que les conditions établies soient remplies.

D'autre part, le processus permettra la régularisation simultanée des enfants mineurs des demandeurs qui se trouvent en Espagne, dont le permis sera de cinq ans.

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