Le Gouvernement Basque assure que le processus de régularisation des migrants relève exclusivement de l'État
BILBAO, 1er avril () –
Le Gouvernement basque a assuré que le processus de régularisation des migrants relève « exclusivement » de l'État, « sans qu'il soit nécessaire d'impliquer opérationnellement les communautés autonomes ». En outre, il a souligné que la question transférée à Euskadi concernant les autorisations initiales de travail pour les étrangers « ne fait pas d'elle l'autorité compétente pour activer la régularisation ».
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, compte tenu des informations publiées ces derniers jours sur le processus de régularisation extraordinaire des étrangers annoncé par le gouvernement espagnol, le ministère de la Protection sociale, de la Jeunesse et du Défi démocratique a précisé qu'« il s'agit d'un processus de compétence de l'État, tant dans sa définition réglementaire que dans son éventuelle approbation et mise en œuvre ».
Le ministère dirigé par Nerea Melgosa veille à ce que le cadre général de l'immigration et de l'immigration « corresponde à l'État », conformément à l'article 149.1.2 de la Constitution et au Règlement sur l'immigration en vigueur.
Il rappelle également que, depuis le 27 janvier, jour où le Ministère de l'Inclusion, de la Sécurité Sociale et de la Migration a annoncé le début des procédures pour ce processus, le Gouvernement Basque « a agi avec responsabilité institutionnelle, avec une volonté de collaboration et une vocation de service public ».
Selon la communication officielle du ministère, ce qui a été annoncé alors, c'est le début du traitement d'un arrêté royal et une prévision du début des demandes « au début du mois d'avril » ou « dans un délai approximatif de deux mois, une fois accomplies les procédures obligatoires », et cela « également recueilli par différents médias ».
Dans ce contexte, « et en l'absence d'une règle définitive », le Gouvernement basque a lancé une campagne d'information provisoire pour transmettre aux citoyens « une information compréhensible sur le projet de l'État, en avertissant à tout moment de son caractère non définitif et sujet à changement ».
Le Département précise que l'objectif était « d'éviter la désinformation et les fausses attentes », et d'offrir « un soutien rigoureux dès le premier instant ». Il ajoute que, par la suite, le Gouvernement basque a procédé à « une analyse technique » du projet et a formulé des allégations et des propositions « visant à améliorer la sécurité juridique du processus, à faciliter son application et à renforcer l'intégration sociale ».
Cette action s'est déroulée, selon lui, « dans une logique de loyauté institutionnelle et de collaboration avec l'Administration générale de l'État ».
D'autre part, il précise que le 16 février a eu lieu une réunion avec le Ministère au cours de laquelle le Gouvernement Basque « a exprimé sa position et a proposé sa collaboration ». Selon lui, lors de cette réunion, le ministère a « indiqué » que la régularisation extraordinaire serait « un processus entièrement géré par l'État, sans nécessiter une implication opérationnelle des communautés autonomes ». C'est pour cela qu'il souligne qu'« à partir de ce moment, les actions du Gouvernement Basque se sont adaptées à ce cadre.
Pour le Gouvernement basque, « il est important de distinguer clairement entre ce processus extraordinaire et d'autres pouvoirs exécutifs déjà transférés à Euskadi » puisque, depuis juillet 2025, Euskadi exerce des fonctions en matière d'autorisations initiales de travail pour étrangers dans son périmètre territorial, « mais la législation applicable, l'autorisation de séjour et le traitement de toutes les autorisations non transférées continuent de correspondre à l'Administration générale de l'État ».
Par conséquent, comme il le défend, ce transfert « ne fait pas du Gouvernement basque l'autorité compétente pour approuver ou activer une régularisation extraordinaire ». « Par conséquent, le rôle du Gouvernement basque se limite à agir avec rigueur institutionnelle : rendre compte de manière honnête lorsqu'une réglementation définitive de l'État existe, analyser sa portée et fournir aux citoyens des informations fiables, en évitant les spéculations ou les annonces prématurées », précise-t-il.
Enfin, le Gouvernement basque insiste sur le fait qu'il « a travaillé dès le début avec coresponsabilité, anticipation et loyauté institutionnelle », mais que la décision, la régulation et la gestion du processus extraordinaire « correspondent exclusivement à l'État espagnol ».
Le Département de Protection Sociale, Jeunesse et Défi Démocratique assure que l'engagement du Gouvernement Basque « restera le même », celui de « transmettre des informations fiables lorsqu'il y aura un arrêté royal définitif et de le faire avec le plus grand sérieux et responsabilité publique ».
