Le Médiateur admet avoir traité une plainte concernant « l’espionnage » par la police des visites aux détenus du CIE Zapadores
VALÈNCIA, le 14 septembre () –
Le Médiateur a accepté de traiter une plainte déposée par la Campagne pour la fermeture des centres de détention et la fin des expulsions concernant « l’espionnage » policier des visites aux détenus du CIE Zapadores, à Valence.
Comme indiqué dans la résolution du Médiateur, fournie par la Campagne, l’organisation, après avoir étudié la plainte et la documentation présentée, a entamé une procédure devant les organes administratifs compétents.
En juin de l’année dernière, a expliqué la Campagne, un policier a « interrompu » l’entretien d’un détenu avec deux compagnons de la Campagne et a mis fin à la visite parce qu’il a déclaré avoir entendu des gens dire que « la police est raciste ». Les accompagnants ont nié cette accusation.
Après cet incident, la Campagne a porté plainte auprès du tribunal d’instruction numéro 3 de Valence – chargé de contrôler le séjour des étrangers dans le CIE Sapadores – et le juge a informé le CIE que « étant donné le caractère privé des entretiens, ils ne peuvent pas faire utilisation de tout type de conversations qu’ils peuvent entendre entre eux (détenus et accompagnateurs) ».
Face au constat selon lequel la résolution judiciaire a été « ignorée », une nouvelle plainte a été déposée le 8 février 2023 demandant que les policiers soient placés de l’autre côté du couloir – à côté du mur avant de la pièce – -, ce qui a permis leur contrôle visuel de l’intérieur de la pièce et de la distance garantissait l’intimité de l’entretien.
Le jour même du dépôt de cette plainte, le juge a demandé des explications à la CIE sur le comportement des policiers lors des visites aux détenus. Le 24 mars, le juge a décidé de s’adresser au CIE de Valence pour exiger « que les entretiens avec les avocats et les ONG, ainsi qu’avec les membres des familles, soient menés en respectant dans tous les cas la confidentialité de l’audience, sans en aucun cas pouvoir utiliser le contenu. » de communications orales qui ont été involontairement entendues ».
Malgré ces résolutions judiciaires et ce qui est déterminé par la législation en vigueur, « les policiers de la CIE continuent de se tenir à côté de la porte du parloir et obligent à la laisser ouverte pendant toute la durée de l’entretien ».
Pour ces raisons, la Campagne a déposé une plainte auprès du Défenseur du peuple afin que « compte tenu de l’inefficacité des mesures judiciaires et tant que ces centres restent ouverts », il a exhorté le Ministère de l’Intérieur à adopter des mesures pour garantir la confidentialité des visites reçues par les détenus. Le 4 septembre, le Médiateur a informé la Campagne que la plainte était acceptée pour traitement et que « des actions étaient en cours devant les instances administratives compétentes ».
