Le Médiateur andalou réclame un « accueil équitable » entre les communautés de mineurs migrants des îles Canaries
SÉVILLE, 8 juillet. () –
Le médiateur andalou, Jesús Maeztu, a fait part ce lundi de sa « préoccupation » face à « l'arrivée impromptue et massive de centaines de personnes » sur les côtes des îles Canaries au cours des dernières semaines, notamment en sa qualité de médiateur pour les enfants et adolescents d'Andalousie, de « des centaines de jeunes et de mineurs non accompagnés d'un adulte. Il rejoint ainsi la revendication formulée par son homologue des Canaries et a exigé que l'accueil soit « équitable » entre les communautés.
« C'est une situation qui dépasse les systèmes de planification et d'accueil des migrations de personnes et qui nécessite l'intervention de l'Etat et de l'Union européenne », a-t-il rappelé. « Nous parlons de l'obligation des États de protéger les droits de ces mineurs, inclus dans tous les systèmes juridiques internationaux et nationaux, c'est pourquoi il est nécessaire d'articuler un système d'accueil ordonné et équitable, avec des ressources suffisantes et avec une répartition solidaire entre communautés, en tenant compte des singularités de chaque territoire, sans préjudice des bénéfices que cet accueil présente pour les sociétés d'accueil », a affirmé le Médiateur et l'Office a recueilli dans un communiqué.
Le Médiateur a manifesté son « soutien » au député des Canaries qui a demandé que « les bureaux des médiateurs travaillent avec solidarité sur leurs territoires pour accueillir les migrants qui arrivent aux Canaries. La répartition de ces personnes dans les différentes communautés autonomes soulagerait pression sur nos services et permettre une intégration plus efficace et plus humaine.
En ce sens, Jesús Maeztu a rappelé que « l'Andalousie connaît bien » cette situation comme porte d'entrée pour cette migration. L'arrivée massive de migrants, y compris de mineurs non accompagnés, avait déjà fait l'objet d'analyses et de réflexions en 2019 entre les neuf Médiateurs régionaux et le Médiateur de l'Etat de l'époque à l'occasion de leurs séances annuelles de coordination et qui se sont conclues par la signature d'une Déclaration commune. , baptisée « Déclaration tarifaire ».
Dans ce document, les défenseurs des peuples d'Espagne et d'Andalousie, d'Aragon, des îles Canaries, de Galice, du Pays basque, de la Communauté valencienne, de Navarre, de Castille et León et de Catalogne exigent la défense et la protection des enfants qui arrivent en Espagne sans la compagnie. des adultes pour les protéger. « Ils sont mineurs et doivent donc être protégés. Nous exigeons que les besoins en soins soient évalués de manière coordonnée, solidaire, ordonnée et responsable entre les territoires », indique-t-il.
Aujourd'hui, cette réalité se répète aux îles Canaries « sans avoir atteint ce consensus », a déploré le médiateur andalou, qui s'est toutefois dit convaincu qu'un tel accord entre toutes les forces politiques est « possible » pour permettre la répartition de ces mineurs. , migrants et non accompagnés, parmi les communautés autonomes.
