L'intérieur envoie 45 policiers supplémentaires pour garantir la sécurité des citoyens à Ceuta et 20 pour accélérer les expulsions

L'intérieur envoie 45 policiers supplémentaires pour garantir la sécurité des citoyens à Ceuta et 20 pour accélérer les expulsions

CEUTA, le 13 août () –

Le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a annoncé jeudi l'envoi à Ceuta de 45 policiers supplémentaires pour assurer la sécurité des citoyens, ainsi que de 20 fonctionnaires pour aider à accélérer les procédures d'expulsion des immigrants entrés illégalement dans la ville autonome. En outre, il a garanti qu'ils continueraient à déployer les moyens nécessaires pour que la ville autonome « ​​retrouve la normalité le plus rapidement possible ».

C'est ce qu'il a dit lors de la conférence de presse qu'il a donnée au siège de la Délégation Gouvernementale à Ceuta, à l'occasion de sa deuxième visite dans la ville depuis le 30 juillet dernier.

Bien sûr, si dans le premier, le 1er août, il parlait d'avoir réussi à « inverser la situation » en seulement 24 heures avec le retour de la majorité des migrants qui s'étaient baignés irrégulièrement, il a reconnu ce jeudi qu'il y avait encore du travail à faire pour que tout redevienne comme avant le début de la crise.

Toutefois, le ministre a défendu que le Gouvernement a été aux côtés des « Ceutíes » dès la première minute pour « revenir le plus rapidement possible » à une situation qui n'est « pas liée à la nécessaire normalité de coexistence requise », et a fait le point sur les mesures adoptées pour ce faire.

RESPECT RIGOUREUR DE LA LOI

Tout d'abord, il a souligné qu'il travaille en collaboration avec le Maroc pour protéger la frontière dans le but de garantir que des événements similaires ne se reproduisent plus et a garanti le « respect rigoureux » de la loi sur l'immigration et les droits de l'homme.

À ce stade, il a demandé à ceux qui souhaitent passer par l'Espagne de ne pas risquer leur vie pour le faire et de ne pas se laisser manipuler par les « mafias », car « aucun d'entre eux ne restera à Ceuta, n'ira dans la péninsule ou ne sera régularisé ».

Le ministre de l'Intérieur a fait le point sur l'augmentation des effectifs dans son département à Ceuta, où sont déployés 880 policiers nationaux (270 de plus qu'au 30 juillet) et 714 gardes civils (près de 200 de plus qu'avant l'arrivée massive).

Par ailleurs, il a annoncé le déploiement supplémentaire d'une Unité d'Intervention de la Police (UPR) composée de 45 nouveaux policiers nationaux pour garantir la sécurité des citoyens et de 20 membres de la Brigade Centrale de l'Immigration et des Frontières afin d'assister l'Office d'Asile et de Refuge dans le traitement de tous les dossiers de protection internationale qui pourraient être présentés.

L'objectif est de contribuer à accélérer ces procédures afin qu'une fois toutes les exigences légales respectées, ces personnes puissent être expulsées vers le Maroc.

« Nous continuerons à mettre en œuvre les moyens personnels nécessaires pour contribuer à atteindre cette normalité le plus rapidement possible et également pour éviter que des événements comme ceux du passé ne se reproduisent », a déclaré le ministre.

Interrogé expressément sur ce qui a changé pour que, douze jours après sa première visite, il reconnaisse ce que les habitants de Ceuta ont maintenu pendant tout ce temps, le ministre a indiqué qu'il a fait allusion à une « relative normalité » due au retour de la majorité des migrants dans un laps de temps si court, mais reconnaissant qu'il y a encore du travail à faire pour revenir à la situation d'avant la crise.

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