L'UE adopte le « vivier de postes vacants » pour faciliter le recrutement des migrants avant leur arrivée dans l'UE

L'UE adopte le « vivier de postes vacants » pour faciliter le recrutement des migrants avant leur arrivée dans l'UE

BRUXELLES, 30 mars ( ) –

L'Union européenne a donné son feu vert définitif à la création d'une plateforme numérique qui sert de « vivier d'emplois » pour faciliter l'embauche des migrants avant leur arrivée dans l'Union européenne et attirer les talents vers les secteurs les plus exigeants et qui, après l'approbation ce lundi des Vingt-Sept, devrait être opérationnelle l'année prochaine.

L'objectif est que la plateforme permette de « mettre en relation » les candidatures de migrants cherchant un emploi dans leur pays d'origine avec des entreprises européennes proposant des postes vacants correspondant à leur profil.

Les négociateurs du Conseil (gouvernements) et du Parlement européen ont défini les clés du nouvel outil dans un accord politique conclu en novembre dernier, dont l'adoption formelle se termine désormais par l'approbation des colégislateurs. Le développement de la plateforme est désormais entre les mains de la Commission européenne, qui doit veiller à ce qu'elle soit « pleinement opérationnelle en 2027 ».

L'initiative est ouverte à la participation volontaire des États membres, dont les autorités pourront accélérer les procédures d'entrée dans le pays des candidats qui obtiennent un emploi grâce à cette plateforme.

Les postes vacants seront inclus dans une liste de professions connaissant une pénurie de main-d'œuvre dans l'UE, avec la possibilité de procéder à des « ajustements » à la liste au niveau national ou régional, ce qui peut contribuer à la compétitivité de l'UE.

La démarche sera gratuite tant pour les demandeurs d’emploi que pour les employeurs. Les employeurs et les entités, y compris les agences de travail temporaire (TTA) ou les intermédiaires du marché du travail, doivent être légalement établis dans l'UE et se conformer à la législation nationale et européenne en vigueur.

Les États membres doivent garantir un recrutement équitable, des conditions de travail adéquates et non discriminatoires et une protection contre les abus ou la traite des personnes. Le non-respect de ces exigences entraînera la suspension ou l’expulsion de l’employeur ou de l’intermédiaire.

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