L'Université de Séville met en garde le Parlement européen contre le "manque de droits fondamentaux" des travailleurs sociaux migrants

L'Université de Séville met en garde le Parlement européen contre le « manque de droits fondamentaux » des travailleurs sociaux migrants

SÉVILLE, 21 novembre () –

Le professeur Francisco J. Medina, du Département de psychologie sociale de l'Université de Séville (États-Unis), a présenté au Parlement européen les résultats d'un rapport européen sur les risques psychosociaux et le bien-être des travailleurs sociaux migrants, qui souligne « la précarité et l'absence de droits fondamentaux auxquels ces personnes sont confrontées dans l'exercice de leur travail ».

La présentation synthétise les résultats de 33 groupes de discussion et études réalisées auprès de plus de 600 travailleurs en France, en Allemagne, en Italie, en Pologne, en Espagne et en Suède, qui montrent des tendances communes dans le travail de soins effectué par les migrants, « comme l'exclusion structurelle du travail, même dans un contexte de forte demande de personnel; la précarité et l'irrégularité contractuelle, liées au travail sans contrat, aux salaires instables et à l'absence de droits fondamentaux », détaillent les États-Unis dans un communiqué de presse.

En outre, l'étude a révélé une vulnérabilité à l'exploitation, à la discrimination et à la violence, en particulier dans des contextes d'emploi informel ou de situations administratives irrégulières. Également des niveaux élevés de stress, d'épuisement émotionnel et de difficultés à se déconnecter du travail, dans un scénario de surcharge de travail et de peu de soutien institutionnel.

De même, les personnes qui ont participé à l’étude ont été affectées par l’impact des circonstances migratoires, marquées par la solitude, l’insécurité économique et l’absence de réseaux de soutien.

Le professeur Francisco J. Medina a été chargé de présenter les résultats de l'étude European Horizon sur les risques psychosociaux et le bien-être des femmes migrantes, dans le cadre du Panel 2 – « Building Fairer Care Systems: Migration, Gender and the EU Agenda », un projet coordonné par Medina et Inés Martínez-Corts, tous deux professeurs au Département de psychologie sociale de l'Université de Séville.

RECONNAISSANCE PROFESSIONNELLE

L'intervention souligne le besoin urgent de renforcer la protection du travail, la reconnaissance professionnelle et l'accès aux ressources de bien-être et au soutien psychologique, en particulier pour les travailleurs migrants qui soutiennent à la fois les soins à domicile et les soins institutionnels en Europe.

La conférence a réuni des représentants de la Commission européenne, d'Eurofound, de l'EFSI, de l'EFFE et plusieurs membres du Parlement européen, et constitue un espace clé pour évoluer vers des politiques publiques garantissant des conditions de travail équitables et des systèmes de soins plus durables.

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