L'Université de Séville promeut un projet pour transformer la santé mentale des migrants

L'Université de Séville promeut un projet pour transformer la santé mentale des migrants

SÉVILLE, 14 mai. ( ) –

La Faculté de Psychologie de l'Université de Séville a lancé le projet « Bienmigra », une initiative qui vise à « transformer l'approche de la santé mentale et du bien-être des migrants » dans une perspective participative et intersectionnelle. Le programme durera trois ans et vise à placer les voix des communautés de migrants « au centre de la recherche et de l'action sociale ».

Comme l'a détaillé le centre universitaire dans un communiqué de presse, le projet « Santé mentale et bien-être dans les récits des migrants dans une perspective intersectionnelle : du diagnostic participatif à l'intervention » est coordonné par les professeurs Manuel de la Mata et Javier Saavedra, et est né dans le but d'analyser comment les migrants eux-mêmes comprennent leur santé mentale et le droit de recevoir des soins de qualité.

Pour y parvenir, Bienmigra a opté pour une méthodologie de Recherche-Action Participative (PAR), un modèle qui privilégie le travail « avec les personnes et non sur elles », s'éloignant des approches académiques traditionnelles et favorisant des espaces de dialogue, de soin et de construction collective.

En ce sens, l'un des piliers fondamentaux du projet est la création d'une Coalition communautaire, à laquelle participent des chercheurs de différentes facultés de l'Université de Séville, ainsi que des entités sociales et communautaires telles que Faisem, Convive-Fundación Cepaim, Acción Aid, Sevilla Acoge, Córdoba Acoge, Lucena Acoge, MAD África, Territorias, Madre Coraje, l'Association bulgaro-espagnole, l'Association hispano-polonaise. Association culturelle Tu Kultura et Fondation Triángulo, entre autres.

L'approche intersectionnelle du projet permettra d'analyser comment des facteurs tels que le genre, l'origine ethnique-raciale, la situation administrative et professionnelle, l'âge ou l'orientation sexuelle « conditionnent le bien-être psychologique des migrants ». En outre, une attention particulière sera accordée aux migrants souffrant de troubles mentaux graves, un groupe qui, selon les chercheurs, « est traditionnellement resté invisible dans les études scientifiques ».

L'initiative sera développée en plusieurs phases. Le premier, axé sur un diagnostic participatif basé sur des entretiens avec des migrants, l'analyse de récits numériques sur les réseaux sociaux tels qu'Instagram et TikTok, et des groupes de discussion avec des professionnels socio-sanitaires pour détecter les lacunes et les points forts des services existants.

Par la suite, il passera à une « phase d'intervention » au cours de laquelle seront conçus des programmes de formation destinés aux professionnels de la santé sociale et aux bénévoles, afin d'améliorer la compétence culturelle et de promouvoir des soins plus équitables et inclusifs.

Le projet envisage également une large stratégie de diffusion qui comprendra des publications scientifiques, du matériel informatif et un manuel de bonnes pratiques visant à transférer les résultats aux communautés impliquées et à la société dans son ensemble.

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