"Nous avons réussi à briser une barrière"

« Nous avons réussi à briser une barrière »

VALENCE, le 14 avril ( ) –

La Plateforme Interculturelle d'Espagne, basée à Valence, a célébré l'approbation de la régularisation administrative extraordinaire des migrants qui résident déjà en Espagne : « Nous avons réussi à briser une barrière et cela sera bénéfique pour le pays et pour toutes les personnes qui vont bénéficier de cette nouvelle réglementation ».

L'association, qui, avec d'autres organisations sociales, réclame cette modification depuis des années, a convoqué ce mardi une réunion et une conférence avec d'autres groupes au cours de laquelle toutes les exigences et processus ont été détaillés après l'approbation ce mardi de l'arrêté royal pour le processus de régularisation extraordinaire des migrants, qui sera publié ce mercredi au BOE et entrera en vigueur ce jeudi.

Dans le cas de la Communauté valencienne, ce porte-parole a souligné l'importance de ce territoire car, même s'il ne dispose pas de données exactes sur le nombre de personnes qui pourraient en bénéficier, « c'est l'une des plus grandes communautés autonomes, où l'on estime qu'environ 15 % des personnes qui vivent sont des migrants ».

Béjar a souligné l'importance de cette régularisation pour éviter les obstacles bureaucratiques qui font, par exemple, que lorsqu'un employeur a besoin d'embaucher une personne et prolonge un pré-contrat, « il s'écoule parfois plusieurs mois jusqu'à ce que celui-ci soit approuvé ou qu'une condition soit demandée, qu'au moment où la personne pourrait adhérer, l'employeur n'aura peut-être pas besoin ou ne pourra pas attendre aussi longtemps ».

En outre, il a souligné que cela correspond également à une autre réalité « que vivent tant de personnes et de familles en Espagne », qui est de promouvoir l'égalité pour que les gens ne soient pas obligés de « vivre cachés », « pour pouvoir retrouver leurs enfants, voyager dans leur pays ou avoir un travail ou être indépendants ».

MODIFICATIONS PRÉCÉDENTES

Béjar a expliqué que ce changement avait déjà commencé à être promu à travers une Initiative Législative Populaire (ILP) il y a quelques années. « Il y a d'abord eu la modification de la loi sur l'immigration qui, comme elle devait être approuvée par le Congrès, nous a porté préjudice car ils n'ont pas obtenu les votes nécessaires », a-t-il déploré.

De même, Béjar a également signalé que, dans ce cas, certaines des modifications antérieures promues par le Conseil d'État ont été prises et il a rappelé aux gouvernements précédents qui avaient déjà modifié la loi sur l'immigration, comme celui d'Aznar et de Zapatero.

EXIGENCES

Pour justifier leur séjour en Espagne, tant les demandeurs de protection internationale que les personnes en situation administrative irrégulière peuvent présenter des documents publics ou privés, ou une combinaison des deux, contenant des données personnelles permettant de prouver leur identité et datés.

Les personnes en situation administrative irrégulière doivent également prouver l'un des trois cas suivants : avoir travaillé sous un contrat légal en tant que salarié ou indépendant en Espagne ; avoir une cellule familiale composée d'enfants mineurs, d'adultes handicapés ou d'ascendants au premier degré ; ou prouver leur situation de vulnérabilité.

Pour ces derniers, ils pourront télécharger un certificat de vulnérabilité hébergé sur le site du ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations. Pour être présenté, ce document doit être accrédité et scellé par les autorités compétentes, soit les entités inscrites au Registre électronique des collaborateurs en immigration (RECEX), soit les services sociaux.

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