Podemos demande par lettre à la Commission européenne d'agir "d'urgence" à Ceuta en réponse à "l'abandon" du gouvernement

Podemos demande par lettre à la Commission européenne d'agir « d'urgence » à Ceuta en réponse à « l'abandon » du gouvernement

MADRID, 28 août () –

Les députés européens de Podemos, Irene Montero et Isa Serra, ont demandé ce vendredi à travers une lettre l'action « urgente » de la Commission européenne (CE) face à la crise à Ceuta, à la gestion « négligente » du gouvernement et aux « attaques racistes » contre les migrants de ces derniers jours.

Dans la lettre, adressée à la présidente de la CE, Ursula von der Leyen, et aux commissaires européens Magnus Brunner, pour les Affaires intérieures et la Migration, et Hadja Lahbib, pour l'Égalité, la préparation et la gestion des crises et l'Aide humanitaire, les députés ont mis l'accent sur la gestion de l'urgence par l'Exécutif, qu'ils accusent de « manquement à ses obligations » en termes de « protection et d'accueil » des migrants.

« La gravité de cette situation est indissociable de la gestion négligente de l'urgence par le gouvernement espagnol, contraire au principe le plus élémentaire de diligence raisonnable, et d'un abandon inquiétant de ses obligations de protection et d'accueil », ont-ils déclaré.

C'est pourquoi les députés ont demandé à la CE de « procéder à un suivi spécifique de la situation » et de garantir que « la réponse espagnole soit pleinement compatible avec le droit de l'Union et les obligations internationales en matière de droits de l'homme ».

CLIMAT D'HOSTILITÉ DANS LA VILLE

De même, les dirigeants de Podemos ont fait part à la Commission du « climat d'hostilité et de haine » qui règne à Ceuta avec « les actions de groupes d'extrême droite » qui « alimentent une escalade de violence et de harcèlement ».

En ce sens, ils ont détaillé le blocus du convoi de la Croix-Rouge effectué ce jeudi par de nombreux manifestants dans la ville autonome ainsi que les combats survenus sur la plage de Benítez, qui ont donné lieu à des accusations de la part de la police.

C'est pour cette raison qu'ils ont également demandé à la Commission de garantir la protection des « organisations, militants et défenseurs des droits de l'homme qui travaillent sur le terrain » et qui se trouvent dans une situation de « grave vulnérabilité ».

D'autre part, Podemos a informé la Commission par lettre des 16 agressions sexuelles enregistrées depuis le début de la crise à Ceuta et a exhorté cet organisme à « renforcer immédiatement les mécanismes de prévention et de protection contre la violence sexuelle », ainsi que « l'identification et la prise en charge des éventuelles victimes de traite ».

Enfin, Montero et Serra ont exigé que la Commission enquête sur la responsabilité du Maroc et « sa possible complicité » avec les États-Unis et Israël, ainsi qu'une « action diplomatique conséquente » sur la situation à Ceuta.

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