PP, Vox et Junts unissent leurs forces au Congrès pour demander l'expulsion des migrants et opposer leur veto à l'éducation sexuelle à l'école

PP, Vox et Junts unissent leurs forces au Congrès pour demander l'expulsion des migrants et opposer leur veto à l'éducation sexuelle à l'école

MADRID, 26 février () –

PP, Vox et Junts ont uni leurs forces ce jeudi au Congrès plénier des députés pour demander de garantir l'exécution effective des arrêtés d'expulsion et d'opposer leur veto à l'éducation sexuelle à l'école.

En ce sens, la Chambre basse a approuvé jeudi une partie d'une proposition non législative du PP qui exhorte le gouvernement à « garantir l'exécution effective des arrêtés d'expulsion des étrangers de pays tiers sans droit de séjour en Espagne », avec le soutien du PP, Vox, Junts et UPN.

Concrètement, la Chambre basse a débattu de l'initiative « populaire » par points, le premier étant celui de garantir l'exécution des arrêtés d'expulsion. Celui-ci a obtenu 178 voix pour (PP, Vox, Junts et UPN), 166 contre (PSOE et partenaires) et six abstentions (CC et PNV).

De même, il a approuvé le quatrième point, dans lequel le PP demande de « promouvoir la révision des accords avec les pays d'origine et de transit de l'immigration clandestine pour garantir leur respect, en introduisant des conséquences diplomatiques et/ou économiques pour ceux qui ne les respectent pas ». Dans ce cas, il a obtenu 171 voix pour (PP, Vox et UPN), 166 contre (PSOE et partenaires) et 13 abstentions (Junts, PNV et CC).

L'initiative PP comportait également d'autres exigences, même si celles-ci ont été rejetées. Parmi ceux-ci figurait « l'appel aux changements législatifs nécessaires pour expulser les ressortissants étrangers de pays tiers sans droit de séjour dans l'UE, reconnus coupables de délits graves ou qui commettent une récidive intentionnelle, notamment dans le cas de délits contre la liberté sexuelle, empêchant leur retour et leur séjour en Espagne ».

En outre, il a demandé de renforcer la coopération judiciaire avec les forces et organes de sécurité de l'État et d'autres autorités compétentes « dans le but de réduire les délais administratifs et judiciaires des procédures d'expulsion, en évitant les retards injustifiés », ainsi que leurs moyens humains et technologiques, en coopération opérationnelle avec Frontex, « à travers l'intégration et l'interopérabilité des systèmes maritimes, aériens et satellitaires, pour prévenir l'immigration clandestine ».

D'autre part, la Plénière a rejeté jeudi la proposition non légale de Podemos visant à mettre en œuvre l'éducation sexuelle à toutes les étapes du système éducatif, de la petite enfance au baccalauréat et à la formation professionnelle (FP). Ainsi, une transaction convenue entre Podemos et ERC a été votée, qui a obtenu 167 voix pour (PSOE et partenaires) et 183 contre (PP, Vox, Junts et UPN).

PLAN D'ÉTAT POUR L'ÉDUCATION SEXUELLE DANS L'ÉDUCATION

La formation « violette » appelait à élaborer, en coordination avec les communautés autonomes, un plan d'État pour la « mise en œuvre effective » d'une éducation sexuelle intégrale dans le système éducatif, de l'enfance au lycée et à la formation professionnelle.

Il a également proposé que l'éducation sexuelle soit « obligatoire, transversale et adaptée à chaque étape, en mettant l'accent sur le genre, les droits, la diversité et la prévention des violences sexistes », en collaboration avec des experts en santé sexuelle, en pédagogie féministe et en « droits LGTBIQA+ ».

De même, il s'est engagé à fournir aux enseignants une formation « spécifique et permanente » en matière de santé sexuelle et reproductive et à garantir que tous les centres éducatifs disposent de « professionnels formés et de ressources adéquates ».

De la même manière, Podemos a demandé de lutter contre le déni, les discours de haine et la désinformation « promus par des secteurs réactionnaires qui tentent d'éliminer l'éducation sexuelle des salles de classe, en défendant publiquement sa valeur en tant que politique féministe de l'État et en tant que droit de l'étudiant ».

Par ailleurs, dans la transaction conclue avec ERC, ils ont demandé d'incorporer « obligatoire » dans les contenus de l'éducation sexuelle intégrale, une formation spécifique adaptée à chaque étape éducative, visant à la prévention, à la détection précoce et au signalement des violences sexuelles.

Enfin, ils ont exigé que des « ressources suffisantes » soient fournies aux communautés autonomes et aux entités locales pour qu'elles puissent adopter les politiques nécessaires aux objectifs déclarés.

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