Prohens affirme que les services publics « ne peuvent pas assumer » la régularisation sans l'intervention du gouvernement central
PALMA, 22 juin. ( ) –
La présidente du gouvernement, Marga Prohens, a affirmé que les services publics des îles Baléares « ne peuvent pas assumer » la régularisation extraordinaire des migrants, sans que le gouvernement espagnol n'augmente leur financement.
Telle a été la réponse que le leader de l'Exécutif a donnée aux critiques de la ministre de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration, Elma Saiz, pour les prétendus « obstacles » que le gouvernement aurait placés dans ce processus promu par le gouvernement central.
En ce sens, il a critiqué « l'esprit » du gouvernement espagnol pour « avoir appris par les médias » que Saiz allait se rendre à Palma ce lundi et lui avoir reproché le recours judiciaire déposé pour régularisation.
Prohens a soutenu que cette initiative aurait été traitée « en tournant le dos » au Congrès des Députés et a avancé qu'elle « défendrait les intérêts des Îles Baléares » parce que « les services publics n'en peuvent plus », tandis que le Gouvernement « n'envoie même pas un euro de plus » pour couvrir les dépenses qu'entraînerait cette proposition.
De même, il a critiqué le fait que Saiz n'ait pas rencontré les conseils des Baléares pour aborder la régularisation des migrants ou que le gouvernement ait refusé l'utilisation des tentes du port de La Savina à Formentera pour que les migrants mineurs arrivant sur l'île puissent passer la nuit dans ces installations, ce qui, selon lui, démontre un « manque de sensibilité ».
D'autre part, il a critiqué le fait que l'Exécutif essaie de « mettre la main » sur les travailleurs indépendants avec la possibilité de lancer un appel pour inconstitutionnalité au plan anti-crise du gouvernement visant à atténuer les effets de la guerre en Iran et au Moyen-Orient.
Face à ce scénario, la présidente a annoncé qu'elle « mettrait tous les obstacles du monde » car elle ne veut pas que les travailleurs indépendants « payent pour les conséquences de la guerre en Iran ».
