Torres affirme qu'il y a plus de 5 500 mineurs migrants laissés seuls aux îles Canaries et dénonce le "peu de solidarité" entre les communautés

Torres affirme qu’il y a plus de 5 500 mineurs migrants laissés seuls aux îles Canaries et dénonce le « peu de solidarité » entre les communautés

MADRID, 31 janvier ( ) –

Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, a assuré qu’il restait plus de 5 500 mineurs migrants non accompagnés aux îles Canaries. En ce sens, il a dénoncé le « peu de solidarité » entre les communautés autonomes.

« Il reste plus de 5.500 mineurs aux îles Canaries. Les pouvoirs appartiennent aux communautés autonomes. Il y a peu de solidarité de la part du reste des communautés autonomes », a-t-il déclaré dans des déclarations à La Sexta rapportées par Europa Press.

Dans ce sens, il a rappelé que lorsqu’il était président du gouvernement des îles Canaries, entre 2019 et 2023, il avait envoyé une lettre aux communautés alors qu’il y avait 2 500 mineurs et que « très peu » avaient répondu. Dans le cas de Madrid, il a indiqué avoir répondu « environ trois ans plus tard ».

« Si les îles Canaries, qui comptent 2 millions d’habitants, comptent 5 000 mineurs, il existe des communautés de 6 à 7 millions d’habitants qui comptent 500 mineurs. Il doit y avoir une politique européenne, mais aussi un engagement de toutes les communautés pour quelque chose qui relève de la responsabilité des communautés. « , il y a une proposition pour apporter les modifications réglementaires qui sont nécessaires, mais cela nécessite également l’engagement des partis politiques », a déclaré Torres.

De même, il a critiqué « qu’il existe des partis politiques qui gouvernent dans des communautés qui ne veulent rien savoir de l’immigration, qui ne veulent pas que arrivent des immigrants plus âgés auxquels ils s’opposent, ni des mineurs ». Il a également ajouté que « c’est condamner le territoire où arrive cette immigration ».

D’autre part, il a souligné que 83% des migrants arrivés aux îles Canaries sont originaires de Mauritanie. « Il y a un changement objectif de tendance car dans les années 19, 18, 20, ils ont pratiquement quitté les côtes du Maroc. Actuellement, l’Espagne a des accords avec la Mauritanie, avec le Sénégal et avec le Maroc, ils travaillent, où nous avons objectivement le La plus grande difficulté est en Mauritanie et comme je l’ai dit, ces relations vont s’intensifier », a-t-il ajouté.

De même, il a rappelé que ce mardi, à la Commission interministérielle de l’immigration, il a été révélé que 80% de la migration irrégulière qui arrive en Espagne le fait aux îles Canaries. En tout cas, il a souligné que « maintenant il y a des infrastructures » et qu' »il est vrai qu’il y a eu d’autres moments » où « les gouvernements précédents ont tout démonté ». « À l’heure actuelle, 55 pour cent des places dont nous disposons aux îles Canaries pour faire face à l’urgence sont occupées », a-t-il expliqué.

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