Torres se dit "moins optimiste aujourd'hui que mardi" quant à l'accord sur l'immigration mais fait confiance au "bon sens"

Torres se dit « moins optimiste aujourd'hui que mardi » quant à l'accord sur l'immigration mais fait confiance au « bon sens »

MADRID, 4 octobre ( ) –

Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, a reconnu qu'il était « moins optimiste aujourd'hui que, par exemple, mardi » quant à un accord pour réformer l'article 35 de la loi sur l'immigration qui permet la distribution des mineurs migrants arrivés à aux îles Canaries, même s'il espère que « le bon sens prévaudra ».

Il a insisté, dans une interview à TVE rapportée par Europa Press, sur « être scrupuleux et discret » pour que les négociations avancent et aboutissent à une proposition « dans laquelle tout le monde » doit céder. En ce sens, il a exhorté le PP à négocier « parce que ses voix sont nécessaires » pour approuver la réforme et « parce qu'il gouverne dans la majorité des communautés, également à Ceuta, Melilla et aux îles Canaries, et il n'est pas logique que il ne soutient aucune mesure en faveur de ces territoires ».

C'est pour cette raison qu'il s'est dit convaincu que « le bon sens et les critères de l'État prévalent et non les avantages partisans ». Il a toutefois assuré « ne pas comprendre les récentes déclarations des dirigeants du PP disant qu'ils ne sont pas optimistes, alors que des mesures ont été prises pour mettre des propositions sur la table ». « Je crois que s'il y a une volonté, cela doit se produire. »

Concernant la lettre envoyée par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, dans laquelle elle propose de l'aide pour relocaliser les mineurs migrants non accompagnés des îles Canaries, mais exhorte Pedro Sánchez à en faire la demande, Torres a assuré que la solution « est que le « le reste des territoires espagnols accueillent des mineurs non accompagnés qui se trouvent aux îles Canaries et exigent également que l'Union européenne fasse de même pour le reste des pays. »

Selon lui, « cela n'a aucun sens d'exiger que la France, la Belgique ou l'Allemagne accueillent dans leurs communautés des mineurs qui ne le souhaitent pas ». « C'est un geste qui n'a aucune logique ni cohérence, c'est très hypocrite », a-t-il ajouté.

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