Un jeune homme accusé d'avoir piloté un bateau d'Algérie à Majorque risque six ans de prison
PALMA, 24 janvier ( ) –
La première section du Tribunal provincial de Palma tiendra lundi prochain (9h30) l'avant-première du procès contre un jeune homme accusé d'avoir piloté un bateau depuis la côte algérienne jusqu'à Majorque.
Le ministère public souhaite qu'il soit condamné à six ans de prison en tant qu'auteur présumé d'un crime contre les droits des citoyens étrangers.
Le voyage, selon la procureure dans son réquisitoire, a débuté le 2 septembre depuis une plage d'Algérie et s'est terminé vers 19 heures. le lendemain sur la côte majorquine.
A bord du bateau, long de six mètres et équipé d'un moteur de 60 chevaux, se trouvaient au total 24 migrants, dont deux femmes et trois mineurs non accompagnés.
Le bateau, toujours selon le représentant du Ministère Public, ne respectait aucune norme internationale de sécurité maritime, dépassait largement sa limite de capacité et manquait d'éléments tels qu'un radeau de sauvetage, des fusées éclairantes, une trousse de premiers secours ou un extincteur.
De plus, il avait à son bord 14 bidons d'essence qui, en raison de l'exposition au soleil et à la mer, auraient pu causer de graves blessures à l'équipage en cas de déversement.
La coque fragile du bateau et l'absence de mesures garantissant sa flottabilité représentaient également un risque sérieux pour la vie et la sécurité des passagers.
Le voyage, pour lequel chaque adulte a payé l'équivalent entre 2 000 et 3 000 euros, a été organisé en Algérie par des personnes non identifiées.
L'accusé, âgé de 20 ans, de nationalité gambienne et en détention provisoire depuis le 5 septembre, avait les connaissances nécessaires pour diriger le bateau et l'a fait à la demande d'une tierce personne qui n'a pas non plus été identifiée.
