Un rapport critique la double discrimination des femmes migrantes dans l'accès au logement

Un rapport critique la double discrimination des femmes migrantes dans l'accès au logement

Cinq entités exigent de prendre en compte l'origine dans l'analyse de la vulnérabilité sociale

BARCELONE, 19 décembre () –

Les femmes migrantes subissent une double discrimination basée sur le sexe et l'origine dans l'accès au logement et aux produits de base, 52,5% contre 9,1% pour les hommes.

C'est ce que démontre le rapport « Inseguretat al món local : Discriminations à Barcelone et les six impacts sur la santé » présenté ce jeudi par Enginyeria Sense Fronteres, Observatori DESCA, PAH de Barcelona, ​​​​Aliança contra la Pobresa Energetica (APE) et le Agence de Santé Publique de Barcelone.

L'objectif du rapport est de démontrer comment le genre et la migration se recoupent avec les problèmes de logement et de pauvreté énergétique, sur la base des témoignages des utilisateurs du PAH Barcelone et de l'APE, rapporte Enginyeria Sense Fronteres dans un communiqué.

La majorité des personnes interrogées sont des femmes (71 %), avec une forte proportion provenant de pays à revenu faible ou intermédiaire (43,2 %), ce qui « souligne l'importance de prendre en compte le genre et son origine dans l'analyse de la vulnérabilité sociale ». .

Les situations les plus courantes dans ce groupe sont les familles monoparentales et, dans une moindre mesure, les femmes seules et les couples avec enfants, qui « subissent une discrimination importante », avec une incidence plus élevée de racisme qui affecte leur capacité à accéder au logement et aux produits de base ( 52,5% contre 9,1% des hommes).

« Cette double vulnérabilité (genre et origine) nécessite une attention particulière de la part des politiques publiques », préviennent les auteurs du rapport, qui soulignent également la nécessité d'une approche différenciée en matière de stratégies sociales et de travail, car les femmes des pays à faible revenu sont particulièrement vulnérables à l’insécurité de l’emploi, tandis que les femmes des pays à revenu élevé souffrent davantage des conséquences de l’insuffisance des retraites.

SITUATION « CRITIQUE »

Les familles des pays à faible revenu, en particulier les familles monoparentales, courent un risque élevé d'endettement et de réduction de l'offre : « Cette situation est critique, car elle affecte directement le bien-être des enfants ».

Parmi les propositions d'intervention figurent l'augmentation du parc de logements sociaux et la priorité à l'accès aux groupes vulnérables, l'assouplissement des critères administratifs d'accès, la promotion des compteurs sociaux et l'élargissement du bonus social pour garantir l'accès à l'énergie ; politiques de soutien psychologique et de protection des mères monoparentales et des femmes victimes de discrimination.

Le rapport conclut qu'il est essentiel d'adopter une approche globale dans les politiques publiques pour garantir le droit au logement et lutter contre les inégalités structurelles, ce qui implique « non seulement de répondre aux besoins immédiats des personnes affectées, mais aussi d'œuvrer en faveur de changements systémiques qui réduisent la discrimination et promouvoir l'inclusion sociale ».

L’approche, disent-ils, doit être multidimensionnelle, prenant en compte les intersections entre le sexe, l’origine et d’autres facteurs qui contribuent à la vulnérabilité.

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