Au total, 175 migrants sont hospitalisés dans l'un des CIE actifs en Espagne que Podemos demande de fermer
MADRID, 2 février ( ) –
Concrètement, ces mêmes sources précisent que le CIE d'Algésiras héberge 16 personnes, celui d'Aluche (Madrid) jusqu'à 72, celui de Zapadores (Valence) jusqu'à 24, celui de Zona Franca (Barcelone) jusqu'à 30, celui de Murcie jusqu'à 31, celui de Hoya Fría (Santa Cruz de Tenerife) jusqu'à une, et celui de Barranco Seco (Las Palmas de Gran Canaria) jusqu'à une.
Au total, 1.863 migrants sont entrés dans les Centres d'internement pour étrangers (CIE) en 2024, soit 222 de moins qu'en 2023, selon le rapport « Des racines derrière les murs », du Service jésuite des migrants (SJM), présenté au Congrès des députés en septembre de l'année dernière.
De même, le SJM souligne dans le rapport que la majorité des détentions ont eu lieu pour cause d'expulsion : 1.563 personnes (83,90%) contre 300 pour cause de retour (16,10%). Concernant les rapatriements forcés, un total de 3.286 ont été enregistrés tout au long de l'année 2024. Parmi eux, 2.923 correspondaient à des expulsions (88,95%) et 363 à des retours et départs obligatoires (11,05%). 31,56% (1 037) des 3 286 ont été exécutés depuis la CIE.
La durée moyenne de confinement en CIE est de 33,66 jours, selon le SJM, qui a demandé « une plus grande transparence » de la part de l'Administration et que les informations sur les données et les procédures soient publiées périodiquement.
ON PEUT VOULOIR METTRE FIN À LA CIE
Justement, le co-porte-parole de Podemos, Pablo Fernández, a assuré ce lundi que son parti aspire à abroger l'actuelle loi sur l'immigration et à la fermeture du Centre d'internement pour étrangers (CIE) dans le cadre d'une future négociation sur le transfert des pouvoirs d'immigration à la Catalogne.
« Nous continuerons à lutter pour que les personnes vulnérables et les migrants puissent avoir plus de droits », a souligné Fernández, estimant que la régularisation extraordinaire des migrants, convenue entre le PSOE et Podemos et mise en œuvre par le gouvernement, atteindra entre 500 000 et 800 000 personnes.
Cependant, il a souligné que sa formation n'est pas satisfaite de cette mesure et souhaite plus, comme modifier la loi actuelle sur l'immigration, mettre fin au CIE et mettre fin aux « descentes racistes » qui, selon lui, ont lieu en Espagne par les forces et organismes de sécurité.
