CCOO estime qu'une régularisation extraordinaire évitera des cas comme celui de l'hôtel avec 64 travailleurs sans papiers
PALMA, 31 mars () –
CCOO a considéré que le processus extraordinaire de régularisation des migrants permettra d'éviter des cas comme celui de l'hôtel Manacor qui comptait 64 travailleurs sans papiers travaillant sur un chantier de construction.
Le syndicat, dans un communiqué, a exprimé son indignation face à l'information connue suite à une récente opération de la Police Nationale dans un établissement hôtelier en cours de rénovation.
Le fait que 64 des travailleurs se trouvaient en situation administrative irrégulière, selon CCOO, a démontré une fois de plus l'existence d'un modèle de travail « basé sur la précarité, le manque de protection et l'impunité des entreprises ».
Loin d'être un cas isolé, a défendu l'organisation syndicale, Manacor confirme que l'économie des îles Baléares, en particulier dans des secteurs comme la construction, l'hôtellerie et les soins, est largement soutenue grâce au travail migrant « soumis à des conditions abusives et sans droits du travail garantis ».
Face à ce nouveau cas, le syndicat a souligné l'importance de la régularisation extraordinaire annoncée par le gouvernement, qui sera « une opportunité pour avancer vers un modèle de travail plus juste, transparent et humain et ainsi pouvoir mettre fin à l'économie souterraine, réduire la précarité et améliorer l'économie formelle ».
CCOO a insisté sur le fait que la solution « ne consiste pas à criminaliser ceux qui cherchent seulement à gagner leur vie » et a exigé une enquête exhaustive sur les entreprises impliquées, contre lesquelles elle a estimé que des « sanctions exemplaires » devraient être imposées.
En outre, il a rappelé la nécessité de renforcer l'inspection du travail avec un plus grand contrôle de l'activité des entreprises, en récupérant le programme de renforcement de l'inspection pendant la saison estivale, au cours de laquelle l'activité du travail augmente de manière significative.
LE CAS DE MANACOR
C'était mercredi dernier lorsque des agents de l'Unité Centrale des Réseaux d'Immigration Illégale et des Falsifications Documentaires (Ucrif) et des techniciens de l'Inspection du Travail et de la Sécurité Sociale se sont présentés dans un hôtel en construction à Manacor.
Au cours de l'inspection, selon la préfecture de police des Îles Baléares, 384 travailleurs de 42 entreprises différentes ont été identifiés.
Parmi eux, 64 se trouvaient en situation administrative irrégulière en Espagne et ont été convoqués aux commissariats de police pour ouvrir le dossier correspondant.
Les chercheurs, après une première évaluation, ont calculé que les sanctions qui pourraient être imposées aux entreprises qui employaient ces personnes pourraient largement dépasser 640 000 euros.
À cette amende, il faut ajouter les sanctions possibles pour avoir des travailleurs en règle mais sans contrat ou sans être inscrits à la Sécurité Sociale. Ce nombre, selon la police, pourrait augmenter « de façon exponentielle ».
Au cours de l'opération, trois travailleurs ont également été localisés, tous d'origine pakistanaise, qui étaient en possession de faux documents et ont été arrêtés comme auteurs présumés d'un délit de falsification de documents.
