Le Conseil indique un coût de 30 millions pour l'accueil des mineurs migrants et discrédite l'État pour ne pas avoir transféré 1,6 million à Ceuta
SÉVILLE, 10 décembre () –
La ministre de l'Économie, des Finances et des Fonds européens et porte-parole du gouvernement andalou, Carolina España, a indiqué mardi que le gouvernement andalou alloue 30 millions d'euros à la prise en charge de près de 600 mineurs migrants arrivés dans la Communauté soi-disant adultes.
Il a également reproché à l'Administration de l'État de ne pas avoir respecté son annonce selon laquelle elle effectuerait un transfert de 1,6 million d'euros vers l'Andalousie pour la prise en charge des 30 mineurs de Ceuta.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion du Conseil de Gouvernement, l'Espagne, interrogée par les journalistes sur la position de l'Andalousie concernant l'approche de la migration lors de la Conférence des Présidents qui se tiendra ce vendredi à Santander, a mis en garde contre ces aspects du coût qu'elle implique que les caisses autonomes exigent ensuite « une politique migratoire cohérente et qui assure économiquement les communautés autonomes ».
Dans son exposé sur la situation à laquelle est confrontée l'Andalousie, la conseillère et porte-parole a indiqué que « nous sommes toujours convaincus que le gouvernement continue de ne pas reconnaître les 559 mineurs migrants arrivés comme adultes ».
« Nous parlons des 30 millions d'euros par an que nous coûte cette situation », a-t-il poursuivi, expliquant qu' »ils sont entrés comme s'ils étaient adultes, mais ils sont mineurs », avant de rappeler que « le gouvernement espagnol devrait le financer ».
Dans le cas des mineurs migrants présents à Ceuta et qu'il a été convenu de répartir entre les communautés autonomes pour leur prise en charge, l'Espagne a précisé qu'« ils en sont désormais à 30, mais, cependant, le 1,6 million d'euros correspondant à ces mineurs, qui a pas arrivé, au moins avant vendredi.
Le ministre de l'Économie et porte-parole a affirmé que « personne ne peut remettre en question la solidarité du peuple andalou, de ce gouvernement » en affirmant que dans le cas de l'accueil des mineurs migrants « nous travaillons, prêtons main forte sans information, sans coordination, sans financement », avant d'exiger « une politique cohérente, équilibrée, qui mette sur la table les ressources nécessaires ».
