La Délégation répond à la Communauté qu' »elle ne fera pas de la protection des enfants un instrument de confrontation »
MADRID, 27 mai. ( ) –
La Délégation du Gouvernement à Madrid a répondu à la demande de l'Exécutif régional de rapatrier 110 mineurs migrants non accompagnés avec leurs familles, et a assuré qu'« elle ne fera pas de la protection des enfants un instrument de confrontation » comme, assure-t-il, la présidente Isabel Díaz Ayuso tente de le faire.
Dans ce contexte, le délégué du gouvernement à Madrid, Francisco Martín, a attaqué l'Exécutif de Madrid pour son « hypocrisie et son inhumanité dans l'utilisation de mineurs gardés à vue » à des fins de « confrontation politique », selon un communiqué envoyé par la Délégation.
Tout d'abord, la Délégation a souligné qu'au moment de publier la déclaration, elle n'avait pas encore reçu par les voies officielles les informations supplémentaires que la Communauté de Madrid avait annoncé publiquement qu'elle allait envoyer concernant ces dossiers de mineurs qui ont de la famille dans leur pays d'origine.
Face aux critiques du gouvernement régional, la Délégation gouvernementale a rejeté toute sorte de « blocus ou d'inaction » de sa part et a accusé la Communauté de Madrid d'une manœuvre « irresponsable et politiquement intéressée » pour « cacher ses propres responsabilités ».
Outre cette déclaration, Martín a enregistré une vidéo dans laquelle il défend ces mêmes arguments mais va plus loin dans sa critique du gouvernement de Madrid et accuse la Communauté de Madrid de mener « un débat électoral avec Vox pour voir qui est le plus raciste ».
« En fin de compte, lors de la prochaine visite du Pape, il n'y aura pas de couverture pour couvrir tant d'hypocrisie et d'inhumanité », a souligné Martín, qui a également exigé qu'Ayuso « travaille une fois pour toutes comme président de la Communauté de Madrid et garantisse la protection des mineurs ».
INTÉRÊT SUPRÊME DE L'ENFANT
La Délégation gouvernementale a souligné que l'expulsion d'un mineur non accompagné ne peut pas être convenue automatiquement et immédiatement, comme elle prétend que l'Exécutif de Madrid cherche à le faire, mais qu'elle est réglementée par une législation qui exige toujours des garanties et est basée sur l'intérêt supérieur du mineur.
« Les décisions prises doivent être appuyées par des rapports obligatoires permettant d'évaluer de manière adéquate la situation personnelle, familiale et sociale de chaque mineur, ainsi que les conditions réelles de retour », a soutenu la Délégation, qui a souligné qu'elle avait préalablement demandé des rapports aux pays d'origine.
À ce stade, l'institution dirigée par Martín a souligné qu'« il est profondément grave de présenter comme une prétendue « inaction » ce qui est en réalité le strict respect des garanties légales qui protègent les mineurs ». Il a ainsi refusé d'en faire un « instrument de confrontation institutionnelle ».
Enfin, Martín a souligné qu'il appartient à la Communauté de Madrid de protéger et de sauvegarder les mineurs dont elle a la garde. C'est pourquoi il exige que l'Exécutif d'Ayuso « exerce pleinement ses responsabilités de soin et d'intégration, avec humanité et bon sens ».
