La Mairie de Murcie demande un renforcement de la police face aux « épisodes de désordre et aux longues files d'attente » à San Pío X
MURCIE, 28 avril ( ) –
Ce mardi, la Mairie de Murcie a demandé que la Délégation Gouvernementale assume ses « responsabilités » face à la situation générée dans le quartier de San Pío X, où il y a eu « des épisodes de désordre et de longues files d'attente » pour procéder à la régularisation des immigrés.
Dans un communiqué, le conseil municipal a appelé à un renforcement « immédiat » de la police et à une plus grande coordination institutionnelle pour gérer les conséquences du processus, qu'il a qualifié de « décision unilatérale » de l'exécutif central exécutée sans la « planification » nécessaire.
Selon l'Administration locale, la zone a été affectée par un « manque évident d'attention adéquate » aux personnes, ce qui a provoqué des problèmes de « coexistence, de saleté et de dégradation de l'espace public » qui empêchent les habitants de se reposer normalement.
Pour tenter d'atténuer cette situation qu'elle a qualifiée d' »exceptionnelle », la municipalité a intensifié les travaux de nettoyage à travers des brigades spéciales et a renforcé la présence de la Police Locale dans le but de garantir la non-occupation des voies publiques.
La Mairie a expliqué que ces incidents ne découlent pas du fonctionnement du réseau des archives municipales, qui fonctionne « normalement ».
Concernant l'impact sur les services publics, la Mairie a révélé que l'effort extraordinaire pour éviter l'effondrement administratif l'a obligé à mobiliser 65 points de services aux citoyens et à consacrer 65% du travail quotidien des Services Sociaux à ce processus.
Concrètement, elle reçoit environ 200 demandes de signalement par jour et a déjà accumulé 2 120 dossiers, ce qui contraint l'institution à « reléguer les actions ordinaires essentielles » comme le suivi des familles vulnérables ou l'assistance sociale de base.
Enfin, le Conseil municipal a insisté sur la nécessité pour la Délégation gouvernementale de fournir « plus de ressources disponibles » à la zone et de répondre aux demandes de financement et de ressources.
De même, il a dénoncé le fait que le « manque de prévoyance » du gouvernement espagnol transfère ses effets sur les services publics municipaux et les habitants de Murcie, qui assument l'impact d'une gestion qu'ils jugent « insuffisante ».
