Robles affirme que Vox considère l'immigration comme une "menace" et comme un "élément attisant la peur et la haine".

Robles affirme que Vox considère l'immigration comme une « menace » et comme un « élément attisant la peur et la haine ».

MADRID, 10 décembre ( ) –

La ministre de la Défense, Margarita Robles, a déclaré mardi devant la Commission mixte de sécurité nationale du Congrès que Vox considérait l'immigration comme une « menace » et comme un « élément attisant la peur et la haine ».

 » Mesdames et Messieurs, comme je vous l'ai déjà dit, contrairement à votre groupe qui ne voit dans l'immigration qu'une menace et un élément attisant la peur et la haine, oui, vous attisez la peur et la haine, l'engagement de ce gouvernement à lutter contre l'immigration irrégulière est très grave », a assuré Robles, en réponse à la question du député de Vox, Ignacio Gil, sur le rapport annuel 2023 sur la sécurité nationale plaçant les « flux migratoires irréguliers » comme « le troisième plus grand menace » pour la sécurité nationale de l’Espagne.

Le ministre a insisté sur le fait que l'Espagne « prend très au sérieux la migration », en plus d'une « question de sécurité », pour une « raison humanitaire ». « L'Espagne prend cette question (de la migration) très au sérieux et le fait, en plus d'une question de sécurité, pour des raisons humanitaires, car derrière l'immigration irrégulière se cache un drame humain de première ampleur », a-t-il défendu.

En ce sens, il a indiqué que le phénomène de l'immigration est influencé par différents facteurs économiques, sociaux et environnementaux, ainsi que par l'instabilité politique des pays d'origine, leur pauvreté et leurs conflits. Il a en outre souligné que la migration « est une source d'opportunités » et a souligné « l'engagement et la conviction » de l'Exécutif qu'elle sauve des vies en luttant contre l'immigration irrégulière et contre les mafias qui se livrent au trafic d'êtres humains.

« Les mouvements migratoires continueront à générer des défis, notamment de nature sécuritaire, au sens large, qu'il faudra gérer. L'Espagne n'est pas étrangère à cette réalité de la migration contemporaine, compte tenu de certaines caractéristiques qui lui sont propres, comme sa position géographique, sa situation de frontière entre l'Europe et l'Afrique, son appartenance à l'Union européenne, qui en fait une plate-forme de passage », a souligné Robles.

Pour sa part, Gil a critiqué la politique du Gouvernement de « promotion » de l'immigration clandestine, « avec des politiques qui constituent un effet d'attrait très clair ». Dans ce sens, il a évoqué le nouveau Règlement sur l'Immigration, approuvé le 19 novembre, avec lequel l'Exécutif envisage de régulariser 900.000 étrangers en trois ans. Il a également rappelé les accords de migration circulaire avec la Mauritanie et la Gambie annoncés en août par le président du gouvernement, Pedro Sánchez ; l'Initiative Législative Populaire (ILP) pour régulariser un demi-million de migrants ; ou la réforme de la loi sur l'immigration pour répartir les mineurs migrants non accompagnés entre les territoires.

De même, Gil a insisté sur le fait qu'il est « irresponsable » de nier que l'immigration clandestine « génère la criminalité et génère l'insécurité dans les rues ».

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