Le délégué du Gouvernement assure qu'Almeida a déjà une « condamnation sociale » pour « avoir posé des difficultés » à la régularisation
MADRID, 12 mai. () –
Le délégué du gouvernement à Madrid, Francisco Martín, a réagi mardi à la plainte déposée par la CNT contre le maire de la capitale, José Luis Martínez-Almeida, pour discrimination présumée dans le processus de régularisation des migrants, et a souligné que, indépendamment de ce que dit la Justice, le premier maire a déjà une « condamnation sociale ».
« Le fait que M. Martínez-Almeida ait annoncé des difficultés encore plus grandes que d'habitude pour procéder à la délivrance de certains documents, si les tribunaux doivent les analyser, ce seront eux qui le détermineront, mais je crois que l'opinion sociale est pratiquement unanime », a déclaré le délégué devant les médias.
La Fédération Régionale Sud de Villaverde Alto de CNT et de Régularisation a déjà déposé une plainte auprès du Parquet Provincial de Madrid contre le maire de Madrid et plusieurs hauts fonctionnaires du Domaine des Politiques Sociales, Famille et Égalité pour des allégations d'irrégularités dans la gestion du processus extraordinaire de régularisation des migrants approuvé par le Gouvernement.
Dans ce sens, le délégué gouvernemental a rappelé qu'Almeida et le Parti populaire « ont déclaré activement et passivement qu'ils feraient toutes les difficultés possibles pour que ce processus avance », malgré le fait que la régularisation est un processus « de justice » et qui « apporte des droits » aux migrants résidant en Espagne.
Ainsi, Martín a souligné que « toute la population madrilène », tant le tissu social que le tissu économique de la région, exigent une mesure comme ce processus, c'est pourquoi il considère que « celui qui s'éloigne de la société madrilène est le Parti populaire ».
Enfin, le délégué du gouvernement a indiqué que le maire a encore le temps jusqu'au 30 juin – date à laquelle se termine le processus de régularisation – pour « commencer à ramer en faveur d'une mesure qui apporte des droits et de la justice ».
OBJETS BUREAUCRATIQUES
Selon la plainte, les protocoles mis en œuvre par la Mairie depuis fin avril auraient introduit des « obstacles bureaucratiques supplémentaires » pour accéder aux services sociaux municipaux et obtenir le certificat de vulnérabilité nécessaire pour mener à bien le processus de régularisation.
Le CNT soutient que ces mesures ont particulièrement touché les migrants ayant des difficultés linguistiques, des problèmes d'accès au numérique ou sans ressources économiques, provoquant des retards qui pourraient exclure de nombreux candidats du processus.
Le 15 avril 2026, le gouvernement a approuvé le processus extraordinaire de régularisation des migrants par le décret royal 316/2026. Parmi les exigences établies figure l'accréditation d'une situation vulnérable par l'intermédiaire des services sociaux publics ou d'entités collaboratrices autorisées.
La plainte indique que, après l'entrée en vigueur de la règle, les centres municipaux de services sociaux de Madrid n'ont pas reçu d'instructions claires pendant plusieurs jours malgré la forte augmentation des demandes.
Par la suite, le 21 avril, les travailleurs sociaux ont reçu l'ordre d'annuler les rendez-vous précédemment organisés et de transmettre les demandes au système d'enregistrement général de la municipalité.
Selon le syndicat plaignant, cette nouvelle procédure ajoutait des barrières administratives et retardait l'accès aux rapports nécessaires à la régularisation.
