Le Parlement rejette la proposition de Vox de déclarer le « risque » de régulariser les migrants pour les services publics
SÉVILLE, 12 février () –
La séance plénière du Parlement d'Andalousie a rejeté ce jeudi une proposition de non-loi (PNL) du groupe Vox en Andalousie avec laquelle elle entendait obtenir le rejet de l'Assemblée autonome contre le décret qui sera approuvé par le Conseil des ministres pour la régularisation extraordinaire des migrants et qui est en attente d'un rapport du Conseil d'État pour son approbation finale.
L'initiative a recueilli seulement des votes favorables de la part du groupe qui l'a proposé, alors qu'elle a été rejetée par le reste des groupes : Populaire, Socialiste, Por Andalucía et Mixto-Adelante Andalucía.
L'initiative Vox, défendue par le parlementaire Purificación Fernández, cherchait à faire exprimer à la Chambre autonome que cette procédure « présente un risque sérieux pour la durabilité des services publics andalous ».
Un autre point du PNL de Vox souhaitait que le Parlement promeuve, dans le cadre de ses pouvoirs statutaires, une modification de la réglementation sur l'immigration pour « procéder au rapatriement de tous les immigrants qui entrent illégalement dans notre Nation », ainsi qu'au rapatriement des mineurs étrangers non accompagnés.
Dans le même esprit, il a proposé une autre modification juridique avec l'idée que « soit effectuée l'expulsion de tout immigrant légal ou clandestin qui commet des délits graves ou fait de la délinquance mineure son mode de vie », une catégorie dans laquelle il inclut « toute personne qui décide de ne pas s'intégrer dans la culture de la Nation qui l'accueille et tente d'imposer la sienne ».
Vox a voulu encourager le Conseil de Gouvernement à déclarer « la priorité nationale » de pouvoir accéder à toutes les aides sociales et aux services publics en Andalousie et a proposé d'établir des incitations pour « le retour de tous ces étrangers qui représentent un fardeau pour l'État-providence des Andalous », une situation qu'elle attribue au fait qu' »ils ne contribuent pas par leur travail et leurs efforts à l'économie nationale et vivent de l'aide sociale ».
Vox a proposé à l'Assemblée andalouse de déclarer que « l'accès aux services publics des immigrants légaux est conditionné à leurs années de cotisation ».
Il a proposé au Parlement andalou « la nécessité d'établir une politique d'immigration ferme et ordonnée, en accord avec les besoins de notre marché du travail » et que dans ce domaine soit toujours donnée « la priorité nationale et la durabilité de notre État-providence », en ajoutant en plus l'accréditation de « la capacité d'adaptation à notre culture et à nos coutumes ».
Le PNL a demandé au gouvernement andalou de supprimer « toutes les aides ou prestations sociales qui ne sont pas strictement nécessaires pour garantir l'assistance humanitaire aux immigrants illégaux jusqu'à leur retour dans leur pays d'origine ».
Dans ce sens, il a exigé que l'Administration autonome « supprime toutes les subventions aux associations, organisations, fondations ou ONG qui favorisent ou facilitent de quelque manière que ce soit l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains », en plus de se prononcer en faveur de « l'augmentation des sanctions contre les mafias de l'immigration clandestine et tous leurs collaborateurs ».
Vox a exigé que le gouvernement andalou, dans la limite de ses pouvoirs, « mette fin à toutes les politiques d'effet d'appel » qui, selon lui, ont conduit « des milliers de personnes à risquer leur vie et à la perdre tragiquement » en brandissant dans ce sens « de fausses promesses d'un avenir meilleur en Europe ».
Il s'attend à ce que l'initiative de Vox de la Chambre Autonome se prononce en faveur d'entreprendre des changements juridiques pour qu'ainsi « l'institution des racines » cesse d'être « un outil juridique » pour accéder au permis de séjour.
Il a demandé au gouvernement andalou de « suspendre la coopération au développement avec tout pays qui ne collabore pas à la gestion des flux d'immigration » tant qu'il ne respectera pas les accords bilatéraux de coopération en la matière entre pays.
