Le tribunal de Grenade fixe au mois d'octobre l'audience préliminaire dans l'affaire contre le juge Piñar pour crime de haine
GRENADE, 16 janvier ( ) –
La deuxième section du tribunal de Grenade a fixé au 1er octobre l'audience préliminaire dans le procès contre le juge à la retraite Manuel Piñar pour la commission présumée d'un crime de haine pour de prétendus commentaires désobligeants envers des groupes de migrants et des minorités ethniques via Facebook.
La Chambre a convenu de fixer cette comparution au 1er octobre 2026 à 9 heures du matin, avec une convocation du ministère public, des parties en personne et des accusés, comme l'a rapporté aux médias ce vendredi le cabinet Aránguez Abogados.
Cette comparution est due à la procédure judiciaire qui a débuté à la suite de la plainte déposée en septembre 2022 par l'Association internationale pour l'éradication de la violence institutionnelle de genre, représentée par l'avocat Carlos Aránguez, contre le juge Manuel Piñar, qui a volontairement pris sa retraite en 2024.
En avril dernier, le Tribunal d'Instruction 8 de Grenade a accepté d'ouvrir un procès oral contre lui pour la commission présumée d'un crime de haine, dans une affaire dans laquelle le Parquet a demandé un non-lieu provisoire.
Piñar a nié la paternité des publications sur Facebook devant le tribunal et a présenté cette plainte comme une « persécution » à son encontre.
L'affaire a été initialement archivée et a été rouverte en 2023 par le tribunal de Grenade qui, après avoir examiné le contenu des publications du juge incluses dans la plainte, a estimé que certaines d'entre elles contenaient « des épithètes, des qualificatifs ou des expressions qui font référence de manière péjorative à certains groupes ethniques, races ou ressortissants de certains pays, qui, s'ils avaient eu la portée publique nécessaire, pourraient conduire à une incitation à la discrimination ou à la haine contre ces groupes ».
Parallèlement, cette affaire a donné lieu à d'autres procédures judiciaires liées à l'utilisation de messages privés, pour d'éventuels délits contre la vie privée et faux témoignage, liés au groupe WhatsApp que le cabinet Aránguez Abogados entretient avec plus d'une centaine de journalistes et qui a élargi le cadre de la confrontation judiciaire entre l'avocat et l'ancien magistrat.
